TBE tertiaire
Sky One – Aéroport de Toulouse Blagnac – Zone Blagnac 1


Toulouse, France
2018-en cours

programme: Construction d’un ensemble de bureaux et activités (R+6) avec data center, co-working, restaurant, salle de sports, espaces de mobilité douce et roof-top sur le site de l’aéroport de Toulouse Blagnac (Zone Blagnac 1)
surface total : 11 402 m2
lot 1A : 6 020 m2
lot 1B : 5 382 m2

LOT 1A :
co-working : 5 000 m2
workcafé et restaurant : 705 m2
espaces mobilité douce : 315 m2
LOT 1B :
bureaux : 3 510 m2
salle de sports : 900 m2
data center : 972 m2

maître d’ouvrage : Toulouse Métropole
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
paysagiste : Woodstock Paysage
récupération et valorisation des énergies : Dalkia Smart Building
BET HQE : Ginger Burgeap – E-Nergy
BET Economie : Cyprium
programmation et commercialisation : CBRE
promoteur : EM2C
labels et certifications : HQE, E+C- (Bâtiment à Énergie Positive et Réduction Carbone) en visant un niveau E2C1

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Sky One, un bâtiment signal, élégant, sobre et verteux.

Comprendre la dynamique existante et le futur potentiel d’un site est une étape primordiale pour bâtir un projet de transformation. Aussi, nous avons étudié l’ensemble de la zone avant de considérer plus précisément les deux parcelles 1a et 1b proposées dans l’appel à projet Dessine-moi Toulouse, dont l’objectif principal est de créer des dispositifs urbains capables d’évoluer dans le temps et dans l’espace, moteurs d’innovation et de développement pour le contexte limitrophe.
L’objectif du projet est de concevoir deux volumétries avec une identité autonome mais en dialogue constant. Les deux volumes en R+6 se composent d’un socle actif avec une hauteur de 4,5 à 5 niveaux de plateaux de bureaux / espaces de co-working et un niveau de parking en sous-sol qui atteint le nombre de places de stationnement imposé par le PLUiH. Des terrasses végétalisées et animées en R+1 et en toiture complètent la composition des volumes bâtis.

Création d’un bâtiment mixte au sein de la ZAC du Port de Choisy-le-Roi

Choisy-le-Roi, France
2018

programme : Construction d’un ensemble de commerces, bureaux, hébergement hôtelier, salle de sport au sein de la ZAC du Port à Choisy-le-Roi (lot B3)
surface totale: 20 400 m2 SDP

maître d’ouvrage : BNP Paribas Real Estate, Duval IDF développement, DCB International
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures, fluides et environnement : BG21

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Le lot B3 est structuréen deux tranches constituant une entitébâtie unique :
– la première tranche, en forme de L, accessible depuis l’avenue Louis-Luc offre une programmation mixte : auberges, salle de sport, commerces (restaurant) et maison des sports. Cette première tranche se développe jusqu’au R+8 (hauteur totale de 30 m). La pluralitéde ses programmes lui permet de se développer sur plusieurs profondeurs, créant ainsi des terrasses, à la fois tournées vers le coeur d’ilot et vers le contexte alentour au niveau des attiques.
– la seconde tranche occupée par des bureaux et un parking en sous-sol. Située en bord de voie ferrée, elle joue un rôle d’écran phonique vis-à-vis des nuisances ferroviaires en se développant jusqu’au R+7 (hauteur totale de 30 m).
Les ouvertures en façade et les nombreuses terrasses offrent des vues sur la Seine et apportent une grande luminosité à l’intérieur des bâtiments par la présence de deux grandes failles dans la volumétrie du projet, au sud et à l’est.
Sur sa façade nord, le bâtiment vient au contact de la parcelle voisine et amorce la continuité bâtie avec la construction à venir. Ce point de contact est la condition sinéquanone d’une couverture phonique efficace.
A mesure que l’on quitte l’emprise de la voie ferrée, le bâtiment s’amincit et se tourne sur lui-même afin de créer une enveloppe protectrice autour de la cour centrale et permettre au bâtiment de se greffer le long de l’avenue Louis-Luc pour y exercer son emprise et marquer sa présence depuis l’espace public.
Le rez-de-chaussée présente une porosité visuelle grâce aux deux failles citées précédemment. Les deux tranches du bâtiment sont unifiées au niveau du RDC formant une entité unique. La cour ainsi créée sera aménagée et permettra de lier les différentes activités au sein du bâtiment faisant office de socle. Réalisé en béton lasuré, il garantit au projet une résilience et accentue l’unification de l’écriture architecturale dans le site. Le béton se lit comme des retombées de structures. Les percements seront remplis par des menuiseries ou un habillage métallique.

Le corps se compose d’une pluralité de programmes que l’on cherche à matérialiser indépendamment. Le métal reste le matériau fil rouge du corps. Couplé au verre et à l’enduit, il se distingue selon le programme. Sur les bureaux, il fait office de remplissage et brise soleil. Sur les auberges, il habille les menuiseries et crée un relief par son utilisation pour les brises soleil. L’utilisation du métal, pluriel et riche, permet de garantir un rendu commun dans les différents aspects que la façade prendra pour répondre aux différents programmes. Que cela soit pour les bureaux, l’auberge ou la maison des sports, le métal se décline afin de répondre à chacune des contraintes constructives que le programme lui dicte.
L’attique, généralisé sur la totalité du projet, compose le couronnement du bâtiment. Tourné vers le ciel, il est le dernier élément avant le vide et se doit de préparer la fin du bâtiment. L’attique ne fait pas office de limite nette – comme le fait le socle vis-à-vis du corps qui se développe au dessus de lui – mais a plutôt vocation à s’effacer pour préparer la transition vers le ciel.