CPUI enseignement
Nouveau siège social École d’Ingénierie-Hub d’Innovation

Padova, Italie
2020

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia

Le nouveau centre universitaire devient une zone verte s’intégrant dans le nouvel ensemble de salons d’exposition.
Le rez-de-chaussée est la somme de deux éléments, la zone verte et celle pavée qui s’entrelient, coexistent et dessinent la façade du bâtiment.
Le vert, en partant des extrémités de la parcelle, enveloppe le bâtiment, y entre et monte jusqu’au toit, créant un espace public technologique vert, un nouvel espace de rencontre et de dialogue.
Restructuration de la Monnaie Italienne en Musée

Rome, Italie
2019-en cours

programme : Restructuration de la Monnaie Italienne en Musée, création d’un centre culturel multifonctionnel

SHOB : 11 300 m2 + 1 sous-sol
SHOB par usage prévu
librairie : 231,6 m²
cafétéria : 252,3 m²
restaurant : 195,0 m²
École des arts et métiers : 2023,6 m²
bibliothèque : 299,2 m²
Centre de service : 1449,0 m²
Ateliers artisanaux : 875,0 m²
Musée et espaces d’expositions temporaires :
4323,2 m²
Palais des congrès : 807,2 m²
chambres d’hôtes : 837,4 m²

maître d’ouvrage : Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato Italiano spa
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
co-concepteur architectural : Principioattivo Architecture Group S.R.L.
BET economie / sécurité dans la phase de conception : For Engineering Architecture
BET structure : Redesco Progetti Srl
BET fluides et environnement: Tekser srl
projet d’installation : dUCKS Scenò + Ott Art Srl
archéologue : Dott.ssa Anna Bondini
expert en gestion économique du patrimoine culturel : Dott.ssa Beatrice Ravelli
expert en Processus Participatif et Communication : Dott.ssa Chiara Mortaroli
expert en restauration : Arch. Alberto Torsello
expert en innovation technologique : Dott. Massimo Temporali
expert conservateur consultant : Dott.ssa Vera Canevazzi
identité visuelle : Tonidigrigio Srl
multimedia : Videoworks

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Le bâtiment de la Première Monnaie Italienne situé Via Principe Umberto à Rome est l’un des éléments clé pour le développement du quartier dont le coeur se trouve sur la Place Vittorio Emanuele et qui s’étend jusqu’au sud de la gare Termini.
Le premier objectif du projet est la restructuration et la rénovation du bâtiment existant, dont les caractéristiques originelles datant de la première moitié du XXème siècle devront être mises en valeur et ce, en cohérence avec la reconfiguration des espaces intérieurs qui accueilleront le nouveau programme demandé par l’appel à projets.

Le regard posé sur l’existant se base sur la volonté de trouver des éléments identitaires qui caractérisaient la volumétrie, symétrique et posée, du bâtiment et l’atmosphère « industrielle » des pièces, représentée par la présence de larges machines à frapper la monnaie et par les gaines visibles que le projet conservera et mettra en valeur.
Ainsi, il est prévu la démolition des éléments superfétatoires qui ont envahi les plafonds et dissimulé la structure cathédrale du bâtiment au fil des années. Cette destruction permettra la reconstruction du dernier étage du corps central et la création d’une avancée sur Via Principe Amedeo et ce, dans le respect des limites imposées par le PLU et des contraintes de la parcelle, classée site historique.
Le nouveau volume se caractérise par une architecture à la relation ordonnée et « délicate » avec celle existante.

D’un point de vue programmatique, le projet met en valeur la structure stéréométrique du bâtiment : sa base accueille le musée et les espaces ouverts au public comme la cafétéria, la boutique du musée et le centre de congrès. Au premier étage, se trouvent la bibliothèque et le centre de services. L’Ecole d’Arts (Scuola della Medaglia) se situe dans la cour centrale du bâtiment et donne sur Via Principe Umberto. Enfin, le volume central abrite des chambres d’hôtes et un restaurant.
La création d’un nouvel escalier permet d’optimiser les flux internes, séparant les fonctions de chaque pièce. Il s’intégre harmonieusement avec l’existant.

Ainsi, notre projet vise à intégrer le passé du bâtiment, à chercher et redécouvrir les caractéristiques originels de la Monnaie tout en gardant en tête l’avenir et sa capacité à revitaliser le lieu, grâce au nouveau programme et à ses espaces riches d’histoire et de valeurs.

TBE tertiaire
Sky One – Aéroport de Toulouse Blagnac – Zone Blagnac 1


Toulouse, France
2018-en cours

programme: Construction d’un ensemble de bureaux et activités (R+6) avec data center, co-working, restaurant, salle de sports, espaces de mobilité douce et roof-top sur le site de l’aéroport de Toulouse Blagnac (Zone Blagnac 1)
surface total : 11 402 m2
lot 1A : 6 020 m2
lot 1B : 5 382 m2

LOT 1A :
co-working : 5 000 m2
workcafé et restaurant : 705 m2
espaces mobilité douce : 315 m2
LOT 1B :
bureaux : 3 510 m2
salle de sports : 900 m2
data center : 972 m2

maître d’ouvrage : Toulouse Métropole
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
paysagiste : Woodstock Paysage
récupération et valorisation des énergies : Dalkia Smart Building
BET HQE : Ginger Burgeap – E-Nergy
BET Economie : Cyprium
programmation et commercialisation : CBRE
promoteur : EM2C
labels et certifications : HQE, E+C- (Bâtiment à Énergie Positive et Réduction Carbone) en visant un niveau E2C1

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Sky One, un bâtiment signal, élégant, sobre et verteux.

Comprendre la dynamique existante et le futur potentiel d’un site est une étape primordiale pour bâtir un projet de transformation. Aussi, nous avons étudié l’ensemble de la zone avant de considérer plus précisément les deux parcelles 1a et 1b proposées dans l’appel à projet Dessine-moi Toulouse, dont l’objectif principal est de créer des dispositifs urbains capables d’évoluer dans le temps et dans l’espace, moteurs d’innovation et de développement pour le contexte limitrophe.
L’objectif du projet est de concevoir deux volumétries avec une identité autonome mais en dialogue constant. Les deux volumes en R+6 se composent d’un socle actif avec une hauteur de 4,5 à 5 niveaux de plateaux de bureaux / espaces de co-working et un niveau de parking en sous-sol qui atteint le nombre de places de stationnement imposé par le PLUiH. Des terrasses végétalisées et animées en R+1 et en toiture complètent la composition des volumes bâtis.

Université d’Avignon, Restauration et création de la Villa Créative
Avignon, France
2018-en cours

programme : auditorium, living lab, coworking, formation continue, pôle formation et recherche audio visuelle, jardin numérique (4000 m²)
surface total : 7 540 m2

maître d’ouvrage : Rectorat Académie Aix-Marseille
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
projet bâtiment historique : Detry-Levy & Associés
paysagiste : Après la Pluie
BET structure, fluides et environnement : Quadriplus Groupe

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
La génèse du projet de la Villa Créative s’inscit dans une volonté de pérenniser durablement les “Ateliers de la Pensée” ayant germés lors du Festival d’Avignon. Abordants des sujets tels que l’éveil de la conscience, la conception du monde de demain au travers du prisme de l’art, ces moments de partage ouverts à tous cultivent un sens critique tourné vers le dialogue, la rencontre, l’émergence d’une identité créative propre à la ville d’Avignon. La Villa Créative créée des ponts, des liens, des interactions entre les disciplines tant artistiques que scientifiques. Lieu central de la pensée, du débat et des échanges intellectuels et scientifiques du Festival d’Avingon, la Villa Créative sort de son cadre estival pour cultiver cette singularité tout au long de l’année, et offrir à la ville d’Avignon un lieu où transcrire les axes identitaires de la culture et du numérique qui lui sont propres.
HTM tertiaire
Human Technopole
Milan, Italie
2019

programme : Concours pour la réalisation du nouveau siège social de Human Technopole et aménagement des espaces extérieurs
SHOB : 35 000 m2
SHON :
hall, salles de réunions et espaces de convivialité : 1 340 m2
laboratoires : 16 584 m2
bureaux : 4 248 m2
espaces de vie (RIE, cafétéria, espaces dédiés aux start-up, parking) : 2 430 m2
autres activités : 1 000 m2

maître d’ouvrage : Human Technopole
Atelier(s) Alfonso Femia avec Principioattivo
architecture de paysage : Michelangelo Pugliese
BET structures : Milan Ingegneria
BET fluides : BMS Ingegneria
SSI/BET HQE : United Consulting
BET Economie : FOR Engineering Architecture
environnement : Transsolar
cuisine collective : Studio Montanari & Partners
labels et certifications : NZEB, LEED Platinum, WELL Gold

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
« Imaginer un bâtiment, un site de recherche d’excellence et de pluridisciplinarité, dont la mission est d’améliorer la santé et le bien-être des hommes, implique d’utiliser l’être humain comme une référence réelle.
Ainsi, il est nécessaire de créer un lieu qui peut appartenir à chacun, un lieu à regarder. Un lieu qui nous rassure et nous reflète. Un lieu qui nous rappelle le mouvement continu de la recherche, la passion, la responsabilité, la vision de ceux qui sont engagés pour le futur de chaque génération.
Nous imaginons un bâtiment simple qui abrite la complexité des technologies développées. Nous imaginons un bâtiment qui raconte la croissance continue du savoir des hommes et l’attention constante de l’être humain pour les soins.
Un bâtiment qui n’est pas son propre monument mais bien une addition de connaissances, presque infinies, comme si elles pouvaient continuer à se développer dans tous les sens, comme les trois vecteurs spatiaux.
Stratifier signifie additionner, et les différents mondes se stratifient et s’additionnent : de la nature à la minéralité, de la science à l’humain, de la technologie au quotidien, de la collectivité à l’individualité.
Un bâtiment qui est la somme d’édifices apparemment similaires dialoguant ensemble à travers le langage simple de la lumière et de sa capacité à créer énergie, confort et perception. » AF
Groupe scolaire en Via Ragazzi del ‘99 – Quartier de Porto di Legnago
Legnago (VR), Italie
2019-en cours
suprface : 12 000 m2
maître d’ouvrage : Comune di Legnago
Atelier(s) Alfonso Femia avec
paysagiste : Michelangelo Pugliese, Alfonso Femia
BET structures : Sertec Engineering
BET fluides : Sertec Engineering
images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
« L’école est le premier lieu où se forme une Communauté et où elle construit son propre avenir et celui de son pays.
Le projet d’une école doit allier responsabilité et vision, relation avec le temps et sentiment d’appartenance, dimension réelle et imagination des nouvelles générations qui vivront ces lieux de formation et de rencontre et qui y construiront une partie importante de leur vie.
Ces affirmations sont la base d’un projet conscient de son potentiel en tant que régénérateur de l’identité et de l’avenir du territoire où il se situe. » AF
Cité Scolaire Internationale de Marseille

Marseille, France
2018

programme : Construction de la Cité Scolaire Internationale de Marseille (69 classes – 2 190 élèves) comprenant un lycée de 30 classes (1050 élèves), un collège de 24 classes (720 élèves), une école élémentaire de 15 classes (420 élèves) avec un pôle restauration, un internat de 200 lits, 13 logements de fonction, un pôle culturel (avec CDI et salle polyvalente de 400 places) et sportif (une grande salle de 44 m x 24 m avec gradins et 4 salles de sport) 

surface totale: 27 153 m2 SDP
ilot 1C (école, pôle sportif, internat, logements de fonction, pôle restauration, maintenance, 1 niveau de parking souterrain) : 13 762 m2 SDP
ilot 1B (collège-lycée, pôle culturel, vie scolaire, pôle administratif commun, 1 niveau de parking souterrain) : 13 391 m2 SDP

maître d’ouvrage : Région SUD
représenté par : SPL AREA
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec ILR Architecture
paysagiste : Wagon Landscaping
Ingénierie structure – fluides – acoustique : TPF Ingénierie
HQE, environnement : Addenda
entreprise mandataire : Cardinal Edifice
entreprise CVC – engagement énergétique – maintenance – commissionnement : ENGIE Axima
entreprise électricité – engagement énergétique – maintenance – commissionnement : ENGIE Inéo
Economie – OPC : CEC

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
maquette : Stefano Rossi
Marseille est l’une des villes européennes dont la transformation est la plus importante, une ville qui poursuit son développement du sud au nord avec l’idée de reconquérir son territoire.
Le projet de la Cité Internationale se situe dans une jointure entre le Marseille historique et une partie de la ville en développement où différentes caractéristiques urbaines, sociales et humaines cohabitent pour la première fois : la trame urbaine, la verticalité des tours, le front de mer et le port.
Tout se transforme : les modes de vie, les moyens de se retrouver ; c’est le lieu idéal pour la création d’un lieu de formation et du futur comme la Cité Internationale.
Marseille est une ville internationale. Marseille est une ville méditerranéenne.
Penser et imaginer une Cité Internationale, c’est penser et imaginer l’histoire de Marseille, une ville qui a été pendant des siècles un lieu de destination, de flux, de migrations, d’échanges commerciaux et sociaux.
Le projet de la Cité Internationale rencontre la dimension internationale de la ville, sa représentation et son appartenance.
Le projet a cette dimension.
Il est méditerranéen dans sa manière de vivre sa lumière, sa matière.
Il est international dans son hybridation, sa stratification, sa façon de construire un paysage dans le paysage afin que la diversité des moments du projet puisse devenir un lieu réel.
C’est la caractéristique des lieux hybrides typiquement internationaux.
C’est la dimension que Marseille possède déjà et possèdera encore plus grâce au projet de la Cité Internationale.

AMG musées
Musée de Marengo

Spinetta Marengo (AL), Italie
2018

surface projet :
auditorium : 630 m2
ancienne auberge : 1100 m2
C.T. : 81 m2
ferme : 960 m2
musée Marengo : 1119 m2
pyramide d’entrée : 290 m2

maître d’ouvrage : Città di Alessandria
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia

RPV tertiaire
Immeuble de bureaux à Rome
Rome, Italie
2018

programme : Restructuration de l’immeuble de bureaux, situé Via Veneto 89, à Rome
surface totale : 20 776 m2
surface utile : 11 426 m2
bureaux : 6 385 m2

maîtrise d’ouvrage : Prelios SGR
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structure : Milan Ingegneria
BET fluides : Openprogetti Ingegneria
BET HQE ; Ieed-breeam : Energo Group

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le projet de restructuration de l’immeuble situé Via Veneto 89 à Rome s’insère dans un contexte historique de grande valeur et concerne un bâtiment iconique du début des années 1990. Ce dernier se caractérise par « son architecture extérieure, reflet de son style moderne en harmonie avec l’environnement alentour, imposant grandeur et sévérité des lignes et des volumes ». Le projet a l’intention de mettre en valeur l’oeuvre de l’architecte Broggi.

Au fil du temps, l’architecture de Broggi a du faire face à des changements, non seulement au niveau des façades extérieures mais aussi dans les espaces liés aux cours intérieures. En terme de volumétrie, toute la cour centrale est libérée des volumes présents au rez-de-chaussée, en mezzanine et au premier étage, faisant ré-apparaître les exèdres jusqu’alors cachées dans le volume du bâti.

La cour retrouve sa gloire passée et devient ainsi un élément essentiel pour la qualité intérieure des bureaux. La cour Est (la petite) est également libérée de ses deux ascenseurs, déplacés dans des espaces plus fonctionnels, offrant la possibilité de redéfinir le volume originel du bâtiment et, dans le cas présent, de garantir une meilleure qualité des espaces intérieurs de bureaux.

J1 L’Odyssée, La Cité Subaquatique
Marseille, France
2018
programme : Restructuration du bâtiment J1 à Marseille – Cité subaquatique dédiée à la Blue Economy avec espaces de recherche, de formation et d’expositions ; halle gourmande, hôtel, commerces, sports, bureaux, activités
surface totale : 46 611 m2
halle gourmande : 1 840 m2
sports & SPA : 1 970 m2
bureaux : 11 401 m2
formation : 3 830 m2
gestion / conciergerie : 1 040 m2
musée : 1 150 m2
hôtel : 6 060 m2
commerces : 2 050 m2
plan d’eau : 250 m2
cité subaquatique : 10 920 m2
restaurant / traiteur : 1 100 m2

maître d’ouvrage : Grand Port Maritime de Marseille
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Carta Associés, Jacques Rougerie Architectes Associés, Christiane Schmückle-Mollard
design : Ora Ito
conception lumière : Alfonso Femia/AF*DESIGN avec SNAIK – Yann Kersalé
ingénierie: BG Ingénieurs conseils – EDF
economie : R2M
promoteur : DCB International
entreprise : FAYAT Bâtiment
labels et certifications : label One Planet Living, label BBCA (Bâtiment Bas Carbone) Rénovation 2018

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama

Marseille se rapporte à sa mer, la Méditerranée, le long d’une route nord-sud où son port tourne à l’est et regarde vers l’ouest.
À l’ouest, l’horizon. Des multiples horizons qui se caractérisent pendant les heures du jour selon la trajectoire parabolique du soleil qui nous accompagne jusqu’à son coucher. Le port, avec ses profils caractéristiques des infrastructures portuaires, oriente ses structures emblématiques vers l’ouest, dont le J1 est l’un des derniers exemples extraordinaires.
Le projet est une recherche continue de dialogue avec la lumière qui se tourne vers l’horizon, qui pénètre entre la structure du J1 et le volume suspendu de l’espace subaquatique. L’horizon du J1 est celui de la mer qui se fond dans le ciel et le ciel qui se fond dans la mer. Le sentir, le découvrir, le vivre à différents niveaux, à travers différents mondes, de la ville au port et du port à la mer, ce sont les sentiments qui guident toutes les étapes de notre projet, toujours à la recherche de cette suspension entre l’eau et l’air ou entre ciel et mer, avec une relation toujours claire entre la valeur du patrimoine, de l’existant, du J1, de l’espace public, la darse, l’espace de découverte, et l’espace subaquatique.
Enfin, ce projet minimise l’emprise au sol. Le nouveau projet est en partie conçu comme un volume « sous-marin», avec des espaces plus intimes orientés vers la découverte et la contemplation. Puis un volume suspendu, avec une dimension collective toujours à la découverte de l’horizon, de la ville. Au milieu, l’espace vide, transparent et perméable est en continuité avec l’espace public de la ville. Espace éphémère pour vivre, traverser, écouter et contempler lors d’événements, de spectacles qui sont proposés par la Ville de Marseille, offrant plusieurs possibilités et perceptions nouvelles, sur la mer, sur la ville et aussi sur le J1 de Gaston Castel.
MCC logements
16.14 Clot Bey

Marseille, France
2016

programme : Démolition de deux bâtiments et construction de 502 logements répartis en 9 bâtiments avec jardins privatifs et collectifs, une place publique et des parkings souterrains
surface total site : 160 329 m2
surface total : 35 556 m2 SDP

maître d’ouvrage : Ville de Marseille
Marseille Provence Métropole
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec TANGRAM Architectes
BET environnement : Etamine
promoteur : Coffim

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
Dans un site d’exception s’étirant le long des berges de l’Huveaune, où la nature occupe une place centrale, nous avons pensé notre projet comme un parc dans lequel viennent s’implanter les volumes bâtis.
Cette prise de parti est primordiale car elle place les verts partagés au centre du projet et nous donnes les clefs permettant de garantir l’intégration de notre projet dans son environnement.

La qualité d’usage et l’habitabilité sont également des thèmes que nous avons privilégiés orientant notre écriture architecturale.

Le site d’étude, constitué de deux terrains est situé le long de l’avenue Clot Bey à Marseille.
Le statut de cet ensemble résidentiel, dans le quartier emblématique du 8ème arrondissement abritant des références de qualité comme la Cité Radieuse, le Brasilia ou le Thalassa, nous a imposé de porter des choix forts affirmant l’identité et la cohérence d’ensemble de notre projet.

L’expression architecturale est pensée en continuité des volontés urbanistiques développées par le plan masse et les aménagements paysagers.

Les hauteurs sont uniformes, constantes, la matrice est unique, la nature joue ainsi son rôle de protagoniste, en gérant le rapport d’échelle entre le projet et le contexte.

Pas d’ostentation, pas de maniérisme, nous avons fait le choix d’une écriture sobre soutenue par des matériaux de qualité. Les façades sont en élément préfabriquées de bétons blanc rehaussés d’une matrice et les attiques en tuiles plates colorées.

Les matériaux permettront, tout en restant sur des teintes blanches et uniformes, de mettre en valeur les jeux de lumières, ombres et reflets.
L’objectif est d’exprimer une certaine « méditerranéité », qui passe par la luminosité des matériaux des façades et par le jeu d’ombres et lumières qui seront mis en valeur par la végétation, par les brises soleil et par la matrice de façade, qui donnera donc une réponse différente selon les orientations.
MCP tertiaire
Restructuration Immeuble Colbert

Marseille, France
2015

programme : Restructuration lourde de l’immeuble Hotel de Poste COLBERT avec bureaux et R.I.E.
surface SDP: 14 500 m2

maître d’ouvrage : SCCV PI MARSEILLE COLBERT
représenté par : La Direction des Achats siège de Poste Immo
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Langlois Etudes Ingenierie
BET fluides, vrd : : Garcia Ingenierie
BET acoustique : Peutz & Associés
ingénierie et conseil en restauration collective : Alma Consulting
economiste, OPC et désamiantage : R2M Economiste
sécurité incendie – accessibilité : Casso et Associés

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & CC79
maquette en bois : ©Stefano Rossi Modelli

L’Hôtel des Postes est un lieu particulier dans le tissu urbain historique du Marseille du XIXème siècle, une jonction entre l’avenue de la République (axe nord – sud) et le système radial des quartiers est-ouest. Les façades de l’édifice les plus visibles et présentes dans le tissu urbain marseillais sont la façade monumentale côté Place de l’Hôtel des Postes et la façade étroite du bâtiment côté Place Sadi-Carnot. Ces fronts urbains associés aux accès principaux du bâtiment engendrent la dimension unitaire et identitaire de l’édifice, et redéfinissent également les rôles et le poids de chacune des parties.
Bien que de nature homogène et compacte, l’édifice présente une composition complexe, faite de plusieurs entités architecturales. La présence de trois corps de bâtiments est soulignée par le rapport classique entre pleins et vides ; les volumes bâtis s’organisent autour de trois cours qui scandent les parcours dans le bâtiment. Bien que vivant dans un corps unique, ces espaces réagissent au nouveau programme et aux relations entre intérieur et extérieur de manière différente.
Les actions du projet naissent de la lecture et de l’analyse des potentialités du bâtiment existant, de la volonté d’en respecter la structure intrinsèque et d’en valoriser les équilibres et les rythmes, tant sur le plan spatial que formel. Le nouveau langage architectural et l’organisation spatiale proposée mêlent force et conscience ; et proviennent de la nature-même du bâtiment. La trame de l’existant est respectée, à la fois dans l’organisation et la rationalisation des espaces intérieurs. Les axes, les symétries, le langage architectural existant deviennent la base des nouvelles interventions. Les rapports visuels entre intérieur et extérieur se déclinent de manières différentes et spécifiques pour chacune des trois parties du bâtiment.
Les espaces donnant vers la cour de l’ancien Bureau de Poste sont principalement des salles de réunions ou des espaces de convivialité.
Ceux donnant vers la grande cour centrale ont un caractère transversal, ils ouvrent des perspectives vers la ville, l’espace public.
Le système mis en place autour de la petite cour est plus introverti et plus intime, assimilable à un mouvement périmetral intérieur.
Le respect du patrimoine existant et la nécessité de développer un programme spécifique nous amènent à développer une réponse efficace, radicale, harmonieuse et intégrée. L’enveloppe extérieure est conservée et valorisée. Les démolitions, ponctuelles et ciblées, concernent uniquement les ajouts et les volumes dépourvus d’intérêt historique à l’intérieur des cours.
L’EXPRESSION CONTEMPORAINE. LE PROJET COMME SEQUENCE INTERIEURE D’ESPACES
La perception inchangée de l’extérieur du volume dans sa monumentalité symbolique, la redécouverte de la séquence spatiale des trois cours et les espaces rénovés de l’édifice permettent de comprendre et d’expérimenter de nouvelles relations entre existant et neuf.

PVO logements
Réinventer Paris – Réhabilitation de la parcelle Ordener
Paris, France
2015

programme : Réhabilitation de la parcelle Ordener : crèche de 40 berceaux, 27 logements, un jardin pédagogique partagé et une halle couverte et ouverte
surface : 2 513 m2

maître d’ouvrage : Ville de Paris
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
paysagiste : ALP, Après la pluie
BET structures : AURIS
conception et ingénierie environementale: Franck Boutté Consultant
conseil en agriculture urbaine et expérimentation sociale: ESEL, Ecole Spéciale des Espaces Libres
conseil en processus de valorisation et réemploi: Collectif YA+K
promoteur: Coffim SA

images: ©Tada
Le site du 183 rue Ordener a attiré notre attention car il porte sur des enjeux qui vont au-delà de son échelle ou de la quantité de surface à développer. En effet, il s’appuie sur des enjeux qui ne reposent pas sur le caractère spectaculaire ou patrimonial du bâti, mais sur le caractère exceptionnel d’une parcelle commune au programme simple. Nous souhaitons faire avec le quotidien, avec l’ordinaire en lui donnant une importance spécifique. Nous nous sommes passionné pour cela, avec l’idée de pouvoir recoudre ce morceau d’ilôt oublié et inexploité. Nous avons voulu insérer un programme ordinaire dans le sens de commun, banal en le traitant de façon extraordinaire. Il s’agit là d’un de nos premier défis : nous espérons que le projet puisse influer sur la vie quotidienne des habitants, dans le sens où nous avons voulu réfléchir à de nouvelles manières d’habiter. Au sein de cette mutation dynamique propre aux grandes capitales, l’échelle de proximité, de l’immeuble, de l’ilôt et du quartier doit trouver un rôle important, un rôle indispensable.
LCE logements
Lyon Confluence – Ilot B2
Lyon, France
2015

programme : 94 logements, 91 chambers étudiantes, commerces, bureaux, crèche, parking
surface terrain : 3 990 m2
surface de plancher : 12 056 m2
logements:
building 1 : 1 614 m2
building 2 : 1 862 m2
building 3 : 2 838 m2
building 4 (student+logements): 1 599 m2 + 2 109 m2
bureaux : 2 846 m2
commerces : 680 m2
crèche : 106 m2

maître d’ouvrage : SPL Lyon Confluence
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Siz-Ix Architectes
paysagistes : Atelier Anne Gardoni
BET structures et fluides : Artelia Bâtiment & Industrie
BET acoustique : Génie acoustique
BET hydrologie : Antea Group
BET environnement : Inddigo
promoteur : Eiffage
labels et certifications: HQE

images : © Atelier(s) Alfonso Femia & Asylum
Le parti architectural que nous proposons pour l’îlot B2 a été pensé en continuité des volontés urbanistiques développées par l’équipe d’aménagement de Lyon Confluence II.
Nous avons fait le choix de ne pas remettre en cause les axiomes de base du projet : géométrie et position des blocs, hauteurs, emplacement des différentes fonctions. Nécessaires à la bonne intégration de l’ilot B2 dans l’ensemble du nouveau quartier de Confluence, ces données sont pour nous la garantie de la cohérence avec le “Tout” formé par le projet urbain.
Nous avons simplement repris l’histoire là où l’écriture des urbanistes l’avait arrêtée. Nous avons continué à développer ce projet avec conscience, respect, plaisir et passion. Nous nous sommes attachés à construire, sur la somme des contraintes du Cahier des Charges, une stratégie de développement des différentes parties – vides et pleines – de l’ilot permettant d’insuffler de la vie et de la force à l’intérieur de celui-ci.
Nous avons cherché à comprendre les caractéristiques de chaque élément, leur nature, la teneur et le ton de leur dialogue avec le contexte. Nous avons tenté d’épuiser chaque possibilité et avons écrit un scénario original, ambitieux, sensible et cohérent.
Nous sommes repartis du fondement qui identifie et caractérise l’îlot B2 : un parallélépipède rectangle posé à l’intersection d’axes majeurs de la Confluence. Ceux de la darse et du cours Charlemagne, d’abord, cardo et decumanus imaginaires de cette partie de ville ; et celui du futur pont des Girondins ensuite, irrégularité dans la trame statique, poussée violente d’un Lyon par-delà le Rhône qui vient lui aussi s’ancrer dans cette portion de territoire.
Nous nous sommes également interrogés sur le rôle et l’importance de l’eau dans le projet ; omniprésente physiquement sous trois formes (fleuve, rivière et darse), son pouvoir onirique emplit l’atmosphère de Confluence, joue des architectures présentes par ses reflets ; et constitue finalement la première source et le premier miroir du projet.
Cet emplacement majeur, unique, nous obligeait à porter la plus grande attention aux limites, et à considérer chaque action sur l’un des éléments du projet comme une action sur l’ensemble. Pour cela, il a été décidé de ne pas séparer les bâtiments entre architectes comme cela se fait souvent ; mais plutôt d’entamer un véritable travail collaboratif d’Ateliers, de discussions et d’échanges, pour arriver à une proposition commune partagée.
Ainsi, cette réflexion et ce travail global nous ont amené à considérer les bâtiments de l’îlot B2 comme les membres d’une seule famille. Ils partagent un socle commun, l’espace qui les lie et quelques valeurs (architecturales, environnementales, constructives).
Ils sont tous différents, façonnés à leur manière selon les programmes qu’ils abritent, les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres et la réaction qu’ils opposent au contexte. Ils ont tous un rôle urbain à jouer dans le quartier de Confluence II.
Base de vie dans le désert rouge
Adrar, Algérie
2014

programme : Concevoir une ville pour 1 000 habitants dans le désert
surface totale : 250 000 m2
surface utile : 22 400 m2

maître d’ouvrage : Bonatti spa
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Francesco Nissardi
paysage : Alfonso Femia

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le projet propose un « système hydraulique » capable de gérer, recueillir, canaliser l’eau pour différents usages, en vue de permettre une gestion dynamique et optimisée. La profondeur des bassins et des canaux de connexion sera dimensionnée pour favoriser des phénomènes d’évaporation lorsqu’utiles au contrôle du microclimat. Dans les parties où cela n’est pas nécessaire, le système sera conçu pour minimiser les gaspillages et limiter la manutention. En outre, dans les espaces où l’évaporation contribue, avec le rafraîchissement, au bien-être environnemental, les miroirs d’eau seront dimensionnés de façon à contrôler le phénomène et seront protégés par des treillis qui sont un thème du projet. Les canaux de connexion sont en partie visibles (fissures/joints) et en partie « fermés », et rafraîchissent pour de brèves périodes l’eau qui y circule.
MZM logements
Marseille Zac Cité de la Méditerranée îlot 2B
Marseille, France
2013

surface : 21 850 m2

maître d’ouvrage : EPA Euroméditerrannée
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec EMBT Benedetta Tagliabue, Carta & Associés,
Pietri Architectes
BET structures : Bétérem Ingenierie
BET fluides et environnement : Addenda Consultants

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia & RSI Studio & Golem Images & Fred Peronne
Nous voyons la renaissance de Marseille.
Nous croyons en une acceptation de la controverse, en une acceptation des différences, en tant quíelles enrichissent plus qu’elles ne divisent.
Notre projet organise l’espace de façon stable, de façon à ce que les marseillais puissent y développer tour à tour une intimité protectrice et une sociabilité solidaire.
Notre projet se développe selon une stratégie qui recherche l’équilibre, la lumière.
Nous sommes partis à la recherche d’une densité juste ; celle permise par le site, le contexte – celle voulue par le programme.
Nous avons tenté d’introduire de la qualité de vie dans ce nouvel espace urbain : des espaces partagés, verts ; un rez-de-chaussée poreux ; de grandes terrasses tournées vers le ciel ; des vues vers la rade de Marseille et ses bâtiments emblématiques ; la diversité dans l’unité d’une même identité.
Une réponse responsable au lieu.
Quatre réponses unies en un seul projet.
MCEM musées
Cité de l’économie et de la monnaie

Paris, France
2010

programme : Transformation de l’hôtel Gaillard, ancienne succursale de la Banque de France, classée Monument Historique, en musée : salles d’expositions permanentes et temporaires, un amphithéâtre de 120 places, une bibliothèque axée sur la pédagogie de l’économie, des ateliers pédagogiques et les locaux de logistique administrative et technique.
surface: 6 000 m2

maître d’ouvrage : Banque de France
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Studio Adeline Rispal (mandataire)
BET structures et fluides : SETEC
BET acoustique : AVSL
SSI : Vulcaneo
études de l’éclairage : Licht Kunst Licht
ingénierie et design du multimedia : Innovision Alain Dupuy
économiste : AEI

images: © Adeline Rispal & Antoine Buonomo

L’identité actuelle du lieu est double : un hôtel particulier et une agence de la Banque de France. Dans le musée-cité, elle devient triple.
L’enjeu du projet est donc de taille: il s’agit de proposer une lecture clarifiée d’un édifice composite et complexe pour diffuser, de manière simple et ludique, des savoirs complexes eux aussi.
Le projet architectural recherche donc la meilleure adéquation du programme au bâtiment dans une démarche itérative entre exigences fonctionnelles et qualités spatiales. L’organisation fonctionnelle donne également toute souplesse d’utilisation des espaces afin de rendre possible diverses configurations selon les heures, les périodes de l’année, les événements et les adaptations du musée e della moneta à ses publics dans le temps.