RBN vidéos
Rome
©Open House Roma
21 Octobre 2020

Alfonso Femia présente le projet Orizzonte Europa – nouveau siège social de BNL-BNP Paribas à Rome – aux côtés d’Antonio Marino (Directeur BNL Real Estate Director) et Paolo Mantero (architecte intérieur).
Un événement multimédia interactif à la découverte de ce nouveau monument romain qui a répondu à de nombreux objectifs qualitatifs en raison de sa durabilité intrinsèque.
L’événement sera modéré par l’architecte Gianni Terenzi.
CPUI enseignement
Nouveau siège social École d’Ingénierie-Hub d’Innovation

Padova, Italie
2020

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia

Le nouveau centre universitaire devient une zone verte s’intégrant dans le nouvel ensemble de salons d’exposition.
Le rez-de-chaussée est la somme de deux éléments, la zone verte et celle pavée qui s’entrelient, coexistent et dessinent la façade du bâtiment.
Le vert, en partant des extrémités de la parcelle, enveloppe le bâtiment, y entre et monte jusqu’au toit, créant un espace public technologique vert, un nouvel espace de rencontre et de dialogue.
RNL logements
Urbagreen
Île-de-France, France
2015-2020

Mention in the « Housing » category of The Plan Award (2020)

programme : 107 logements, jardins privatifs et communs
surface total : 6 400 m2
surface utile : 5 600 m2

maître d’ouvrage : Nexity
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : BET Structure Buchet
BET fluides et environnement : Pouget Consultants
bureau de contrôle : Qualiconsult
oeuvres d’art : Danilo Trogu
labels et certifications : HQE NF

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama

Le projet s’inscrit dans une zone d’habitations en développement au sein de la première couronne parisienne. Le projet se situe au sud d’un nouvel ensemble de logements. Le vaste espace vert, vierge de tout bâtiment au sud de la zone, définit la vocation de mettre en avant la nature et les aménagements paysagers dans l’ensemble du secteur.
La volonté de donner une continuité visuelle à l’axe Nord-Sud, comme définie par la composition du plan urbain nord, crée deux volumes séparés.
Les volumes sont disposés de façon à assurer une continuité avec les hauteurs des volumes adjacents (bâtiments à 4, 5 ou 6 étages) dans la zone nord, créer des terrasses côté sud et s’harmoniser avec le contexte des maisons individuelles familiales se trouvant dans les espaces verts. Le projet dialogue avec le contexte et se caractérise par l’utilisation de la matière et de la lumière.
Chaque façade possède sa propre spécificité et explique le projet à sa manière. Au Nord, la façade de l’entrée du bâtiment principal est revêtue de céramique en diamant blanc, qui reflète la lumière et le ciel de Paris, qui fait la vibrer de centaines de nuances. À l’Ouest, un chemin accessible à tous les habitants se fraye à travers les arbres face à une façade ornée de balcons en saillie protégés par des grilles verticales en bois. Le côté opposé, ouvert à l’Est vers une colline verte, est plus à l’abri et ce, pour construire des pavillons. L’entrée principale est située au Sud et mène à un hall d’entrée : un espace vitré sauvage et multifonctionnel.
CLM5 logements
Living in the blue
Milan, Italie
2017-2020

Présélectionné dans la catégorie «Housing» du The Plan Award (2020)

programme: Construction de deux bâtiments comprenant 104 logements en accession, à destination des sociétaires des coopératives Dorica et Ecopolis Casa ; 46 logements à loyer maîtrisé ; 5 espaces commerciaux et 2 logements en co-living de 26 lits pour habitat provisoire.
surface : 12 404 m2
logements en accession (104) : 8 360 m2
logements locatifs sociaux (46) : 3 344 m2
commerces (5) : 700 m2
espaces extérieurs : 5 000 m2

maître d’ouvrage : Cooperativa Dorica représenté par Consorzio Cooperative Lavoratori, Ecopolis Casa représenté par Delta Ecopolis
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : FOR Engineering Architecture
BET fluides et environnement : FOR Engineering Architecture
coordonnation sécurité : Atelier(s) Alfonso Femia, FOR Engineering Architecture

photographie : ©S. Anzini

Le projet se situe dans la zone Lambrate, actuellement en pleine transformation et requalification.
Le projet « Living in the blue » est caractérisé par de grands espaces verts et ouverts.
A l’est et faisant face au quartier Rubattino, se trouvent des locaux commerciaux ; au centre de la zone du projet, l’axe s’ouvre au contraire sur un grand espace vert (environ 5 000 m2) ; à l’ouest, une « tête » avec une petite place dédiée aux commerces redéfinit le carrefour entre Via dei Canzi, Tanzi et San Faustino.
Deux routes s’entremêlent dans ce système, également caractérisé par la présence d’arbres et d’espaces verts faits de passages, de chemins et de petites cours.
Les bâtiments centraux seront construits sur pilotis afin de faciliter les flux pédestres et cyclables et de garantir un sentiment d’ouverture complète en rez-de-chaussée et une perception visuelle large.
Des espaces plus petits sont connectés à ce système, définis par des cours entre les bâtiments de logements.
Dallara Academy
Varano de’ Melegari, Italie
2015-2018

Prix International «Grand Prix» Casalgrande Padana, premier prix dans la catégorie «Façades» (2019)
The Plan Award, nominés dans la catégorie « Culture – Complété » (2019)
Archdaily Awards/Building of the Year ‘19, nominés dans la catégorie « culture » (2018)
ABB Leaf Awards, Lauréats du prix du « Meilleur projet en chantier » (2017)

programme : Nouveau complexe d’exposition composé de trois zones:
– Educating, où des activités complémentaires à l’exposition-musée sont menées et des situations expérientielles didactiques sont activées dans les laboratoires;
– Learning, où les activités liées à un Master Post-Universitaire sont menées sur des questions de conception technologique liées au sport automobile.
– Living, où se déroulent des activités caractérisées par des fonctions d’exposition-musée destinées aux machines
surface totale : 5 542 m2
surface projet : 2 971 m2
surface totale bâtie : 5 333 m2

maîtrise d’œuvre : VARANOBOX srl
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Redesco Progetti srl
BET électricité/ventilation/eau : FOR Engineering Architecture
installation du musée : Atelier(s) Alfonso Femia avec Tapiro Design
décoration d’intérieur : Alfonso Femia AF*design
éclairage : Alfonso Femia AF*design avec Invisible Lab
gestion de la sécurité : Ecogeo srl
entreprise : Mario Neri spa

photos : ©S. Anzini
L’ÂME
Chaque projet est pour nous la rencontre de deux âmes, celle du lieu et de l’Homme.
Chaque projet peut renfermer ses deux qualités en lui ; sinon il doit aller à leur rencontre et leur permettre de faire surface et pouvoir ainsi être lu, écrit et réellement voulu.
A Varano de’ Melegari, aux côtés de l’Ingénieur Giampaolo Dallara et sa famille, nous avons été participés à la fois à sa vie personnelle et professionnelle le temps d’un moment unique qui ne cherchait qu’à être révélé par le projet – que ce soit en phase concours ou en chanter. Le projet se doit d’assumer sa responsabilité et d’affirmer les lieux de l’âme d’une histoire rare et exemplaire qui, nous le croyons, appartient également à nombre d’autres endroits faisant partie du territoire méditerranéen.

LE SITE
Le site du projet est un lieu d’une qualité paysagère particulière et significative.
Nous voulions créer un dialogue avec le site et ne pas simplement proposer de relations artificielles aboutissant à des cassures et des contrastes et apparaissant comm des «objets trouvés» dans un contexte à l’apparence normale.
Il est nécessaire de tourner le regard, s’éloigner du site, observer sa «géographie» sous différents points de vue afin de comprendre son rôle et son âme au sein de l’équilibre naturel d’une nature devenant paysage.
Il faut proposer une métamorphose douce faite d’actions qui se confrontent aux différentes natures du territoire : contenir, recevoir, habiter, accueillir.
Le projet se situe sur une colline à la pente douce s’ouvrant sur la vallée du torrent Ceno, derrière laquelle on voit se profiler la forme des collines avec, en leur sommet, un «rocher» qui surveille et observe.

L’ORIGINE
Les éléments territoriaux auxquels nous sommes confrontés sont donc la surface apparemment horizontale du site, sa «simplicité» ambiguë, la présence d’un mûrier, la sentinelle verte en dialectique avec la roche, le profil des collines, le système agricole, la large trace du fleuve Ceno sur le sol et les petits villages ruraux des Apennins. Ce sont les éléments contemplatifs de la perception du paysage. C’est à eux que se réfère le projet, à la fois de manière intime et collective, représentative et fonctionnelle, reconnaissable et simple.

LA CHAÎNE DE LA PENSEE
Le projet est né de la même manière que Dallara pense son processus de conception ; autrement dit, par l’agrégation de phases / d’éléments distincts placés côte à côte en équilibre, spatialement cohérents avec la nature et l’utilisation des espaces, qui, une fois assemblés, constituent le projet dans son ensemble.
Un ensemble qui porte une attention à la topographie du lieu, à son intégration dans le paysage, à sa double perception (extérieure et intérieure) et qui se veut un lieu de recherche, de projet, de rencontre, d’excellence… Un bâtiment à la fois rapide et lent, silencieux et sonore, technologique et poétique.

LE PAYSAGE DANS LE PAYSAGE
Nous avons voulu dessiner le paysage dans le paysage, en introduisant un nouvel espace public, un catalyseur d’activités, capable de bouleverser les modalités de perception du site qui sont, à ce jour, le mouvement des voitures, la vitesse et l’entraînement.
Nous avons ancré le bâtiment à un niveau légèrement supérieur par rapport à celui de la rue, créant une première topographie qui définit sa séparation avec la route et avec l’Academy. Un plan légèrement incliné qui caractérise l’espace de dialogue avec le lieu, définissant une séquence de seuils entre les paysages naturel et minéral.
La trame territoriale nous a amenés à imaginer le site comme un coin de verdure, au sein duquel le mouvement sinueux du torrent dessine les espaces extérieurs et élargit sa vision pour impliquer, dans la composition, les zones adjacentes qui abritent le siège historique de la société Dallara.

APPARTENANCE
L’idée habitant le projet est donc la création d’un bâtiment capable de concilier l’identité individuelle des parties qui contribuent à créer le tout, avec un sentiment d’unité de l’ensemble, un paysage dans le paysage.
Le bâtiment devient ainsi un élément vivant et dynamique, capable de redéfinir le lieu en l’enrichissant et en le caractérisant de nouveau et également doté d’une forte iconicité qui en fait un véritable repère minéral du paysage, tout comme le rocher au sommet de la colline sur laquelle le projet pose le regard.

Quatre géométries, quatre formes, quatre espaces, quatre fonctions créent l’univers unique de Dallara :

– LES CÔNES / CERCLES sont le territoire / paysage
– LES LIGNES / TRAPEZES sont le système urbain / de production
– LA RAMPE SEMI-CIRCULAIRE est le territoire / paysage
– LES LIGNES / PARALLEPIPEDES sont le système urbain / de production.

Alfonso Femia
EBS logements
Quartier Evry Bois Sauvage
Evry, France
2016 – en chantier

programme : Projet de renouvellement urbain du quartier du “Bois Sauvage » : construction de 100 logements du T1 au T5 – 24 logements sociaux 76 logements en accession – 152 places de parkings en RDC et R-1
surface total : 7 185 m2
logements : 6 053 m2

maître d’ouvrage : Constructa Urban Systems
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Nicola Spinetto Architecte
BET structures : SOGEA (filiale Vinci Construction)
BET fluides et environnement : EIFFAGE Energie
Economie : VPEAS
entreprise : SOGEA (filiale Vinci Construction)
labels et certifications:
bâtiments A et C : HQE RT 2012
bâtiment B : HQE NF Habitat

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
photos : ©S.Anzini
Notre réflexion se fonde sur une recherche de dialogue entre la volumétrie du projet construit sur l’îlot 1 qui amorce le renouveau du quartier, et notre corps de bâtiment. Il s’agit de multiplier les essais afin de trouver comment s’inscrire en cohérence avec le paysage urbain environnant. La volonté fondatrice est de produire une forme qui préserve le cœur d’îlot, de concevoir un ensemble de bâtiments dont les ombres portées n’impactent pas les voisins ou les différentes parties de cet ensemble.
Un socle en céramique vient clarifier la limite entre espace public et espace privé, favorisant une vie collective concentrée à l’extérieur des parcelles dans la rue Emile-Roux et vers la place Camille-Guérin.
RBN tertiaire
Nouveau Siège de BNL-BNP Paribas
Rome, Italie
2012-2017

Prix Smart Building dans la catégorie « Bureaux » (2017)
Iconic Awards, lauréat du prix « Best of Best » (2017)
Archmarathon Awards, premier prix dans la catégorie « Bureaux » (2017)
The Plan International Awards, premier prix dans la catégorie « Bureaux » (2016)

programme : Construction du nouveau siège de BNL – BNP Paribas à Rome comprenant des bureaux, des restaurants, un crèche et un auditorium de 300 places
surface total : 85 000 m2
surface construite : 75 000 m2
surface parking : 16.000 m2
surface auditorium : 400 m2
n. places au auditorium : 300
surface restauration d’entreprise : 1 825 m2 + 365 m2 (surface de la cuisine)
n. places au restaurant : 430
surface crèche : 980 m2

maître d’ouvrage : BNP Paribas Real Estate Development spa
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Redesco srl
BET fluids et environnement : Ariatta Ingegneria dei sistemi srl
coordination et planification executive : Starching – Studio Architettura e Ingegneria
conseil en urbanisme : Arch. Annalaura Spalla
entreprise : PGC Parsitalia
certications et labels: Classe A

photos : ©L.Boegly, ©S.Anzini
photographies maquette en ceramique : ©Ernesta Caviola
maquette en ceramique : Danilo Trogu
livre: “Le Ciel de Rome”
Le bâtiment possède une valeur symbolique qui se retrouve dans les caractéristiques suivantes qui définissent son propre « corps »:
– le plan au sol, linéaire à l’est et légèrement dilaté à l’ouest, à travers la mise en place d’une séquence variable de lignes discontinues ;
– la volonté de ne pas créer « un avant et un arrière » mais une partition composite provoquant l’étonnement et un questionnement sur la « métamorphose » du bâtiment pour qu’il soit perçu différemment selon ses réactions au niveau d’ensoleillement au cours de la journée et des saisons ;
– l’articulation de ses fonctions, composée selon le principe de la stratification horizontale, avec une séquence classique comme base (« collective » ou mieux : une interface avec les fonctions publiques), une élévation (les fonctions principales / les bureaux), le point culminant (l’espace unique et inattendu et sa relation avec le ciel) ;
– le hall d’entrée, selon une relation horizontale et verticale grâce à l’union et la séparation qui se traduisent par une terrasse transparente de quatre niveaux qui laisse voir le château d’eau de Mazzoni, élément original et intact.
AEL logements
Le ciel d’Asnières-sur-Seine
Asnières-sur-Seine, Paris
2013-2016

Prix International « Gran Prix » Casalgrande Padana, premier prix dans la catégorie « Façades » (2019)
Mipim Awards, finaliste dans la catégorie « Meilleur projet résidentiel » (2017)

programme : Construction de 183 logements : 144 en accession, 39 sociaux, commerce de 360 m2, 192 places de parkings
surface total : 10 518 m2
SHAB : 9 470 m2

maître d’ouvrage : SCI Asnières Seine AB représentée par COFFIM, Eiffage Immobilier IDF
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Eiffage Construction
BET fluides, SSI : I.D. BATI
BET HQE : Eiffage Immobilier IDF
BET descriptifs : Tohier
entreprise : Eiffage Construction IDF
labels et certifications : L’ensemble est labellisé RT 2012, Certification NF Logement Démarche HQE version 8.1
Bâtiment C : Certification Habitat et Environnement Millésime 2012 mise à jour 01/2013 + RT 2012 – 10%

photos : ©L.Boegly
Le site du projet est entouré par des éléments forts et structurants du paysage urbain : la Seine, toute proche, les voies du RER C reliant Paris à Pontoise et l’arrivée d’une future gare du grand Paris. Le projet vient donc s’insérer à la fin et au début d’un axe urbain d’importance à l’échelle de la ville.
Comment gérer cette disposition ? Comment présenter le projet vers l’avenue des Grésillons et la gare, cet espace représentant une interface structurante d’un point de vue fonctionnel ? Comment, en complément de la place déjà prévue, dilater cet espace et en faire une véritable porte d’entrée du quartier ?

Le projet se développe par l’analyse de potentialités : l’ambiance, la lumière du paysage, les demandes environnementales et le jeu formel consistant en une série de découpages, d’ouvertures, de glissements qui définissent les trois corps du bâtiment.
La ville est placée en dialogue continu avec le parc intérieur créant un rythme bâti/paysage. L’écriture architecturale du projet est fondée sur cette notion de rythme (ouvertures, matériaux, traitement des derniers étages) : elle favorise au sein d’une grammaire commune, la diversité du paysage urbain créée entre ville et nature.
L’âme du projet est aussi la ré-affirmation du décor à travers l’apparition de la céramique et de l’ornementation representée par six anges. Cette ré-affirmation impose de penser le logement comme une maison, un lieu à vivre et pas seulement une addition d’exigences à satisfaire.
Unité, rythme urbain, stratification verticale classique, monomatière intégrant des différences ponctuelles capables d’anticiper la métamorphose douce vers le ciel, là où se trouvent les ancêtres des villes, nous observant, regardant vers l’horizon, vers le ciel.
Les Docks de Marseille
Marseille, France
2009-2015

Distinction aux Prix Européen d’Architecture « Philippe Rotthier » – thème « L’eau, l’architecture et la ville » (2017)
Iconic Awards, lauréat du prix « Best of Best » (2017)
FX International Awards, prix pour le « meilleur projet global »(2016)
Mapic Awards, prix pour le « meilleur projet commercial urbain » (2016)
ULI Global Awards for Excellence (2016)
LEAF Awards, prix pour le « Centre commercial de l’année » (2016)
MIPIM Awards, prix pour le « Meilleur centre commercial » (2016)
The Plan International Awards, premier prix dans la catégorie « Rénovation » (2016)
Prix International « Grand Prix » Casalgrande Padana, premier prix dans la catégorie « Façades » (2016)
« Ceramics of Italy » – La Ceramica e Il Progetto, premier prix dans la catégorie « Commercial – Hôtellerie » (2016)

programme : Restructuration des rez-de-chaussée, des cours et des caves du bâtiment des Docks – création de 50 commerces, 20 restaurants, 1 marché, 1 espace événementiel, espaces de loisirs et services
surface total : 21 000 m2
rez-de-chaussée haut : 10 912 m2
rez-de-chaussée bas : 8 338 m2
cours : 1 415 m2
stockage : 528 m2

maître d’ouvrage : JPmorgan, Constructa Urban Systems
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Secmo
BET fluides : G2
BET economie : R2M
bureau de Contrôle: Bureau Veritas
promoteur : Vinci-Dumez Méditerranée et Girard

façade nord : Atelier(s) Alfonso Femia & Tapiro design
photos : ©Luc Boegly

Révéler la beauté d’un site pour le donner à partager. La transformation des Docks de Marseille permet de retisser les liens entre ce site et la ville, les usagers des lieux, le passé et l’avenir. L’architecture est une réponse spécifique à un contexte précis : le projet tisse des relations entre les Docks, la ville et la mer. Le soubassement de l’édifice existant s’ouvre pour créer des brèches, des transparences et de nouvelles connexions, se prolongeant jusqu’à la mer. L’aménagement des cours intérieures est pensé en fonction des différents flux, donnant à ces lieux des intensités différentes.
LCE logements
Lyon Confluence – Ilot B2
Lyon, France
2015

programme : 94 logements, 91 chambers étudiantes, commerces, bureaux, crèche, parking
surface terrain : 3 990 m2
surface de plancher : 12 056 m2
logements:
building 1 : 1 614 m2
building 2 : 1 862 m2
building 3 : 2 838 m2
building 4 (student+logements): 1 599 m2 + 2 109 m2
bureaux : 2 846 m2
commerces : 680 m2
crèche : 106 m2

maître d’ouvrage : SPL Lyon Confluence
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Siz-Ix Architectes
paysagistes : Atelier Anne Gardoni
BET structures et fluides : Artelia Bâtiment & Industrie
BET acoustique : Génie acoustique
BET hydrologie : Antea Group
BET environnement : Inddigo
promoteur : Eiffage
labels et certifications: HQE

images : © Atelier(s) Alfonso Femia & Asylum
Le parti architectural que nous proposons pour l’îlot B2 a été pensé en continuité des volontés urbanistiques développées par l’équipe d’aménagement de Lyon Confluence II.
Nous avons fait le choix de ne pas remettre en cause les axiomes de base du projet : géométrie et position des blocs, hauteurs, emplacement des différentes fonctions. Nécessaires à la bonne intégration de l’ilot B2 dans l’ensemble du nouveau quartier de Confluence, ces données sont pour nous la garantie de la cohérence avec le “Tout” formé par le projet urbain.
Nous avons simplement repris l’histoire là où l’écriture des urbanistes l’avait arrêtée. Nous avons continué à développer ce projet avec conscience, respect, plaisir et passion. Nous nous sommes attachés à construire, sur la somme des contraintes du Cahier des Charges, une stratégie de développement des différentes parties – vides et pleines – de l’ilot permettant d’insuffler de la vie et de la force à l’intérieur de celui-ci.
Nous avons cherché à comprendre les caractéristiques de chaque élément, leur nature, la teneur et le ton de leur dialogue avec le contexte. Nous avons tenté d’épuiser chaque possibilité et avons écrit un scénario original, ambitieux, sensible et cohérent.
Nous sommes repartis du fondement qui identifie et caractérise l’îlot B2 : un parallélépipède rectangle posé à l’intersection d’axes majeurs de la Confluence. Ceux de la darse et du cours Charlemagne, d’abord, cardo et decumanus imaginaires de cette partie de ville ; et celui du futur pont des Girondins ensuite, irrégularité dans la trame statique, poussée violente d’un Lyon par-delà le Rhône qui vient lui aussi s’ancrer dans cette portion de territoire.
Nous nous sommes également interrogés sur le rôle et l’importance de l’eau dans le projet ; omniprésente physiquement sous trois formes (fleuve, rivière et darse), son pouvoir onirique emplit l’atmosphère de Confluence, joue des architectures présentes par ses reflets ; et constitue finalement la première source et le premier miroir du projet.
Cet emplacement majeur, unique, nous obligeait à porter la plus grande attention aux limites, et à considérer chaque action sur l’un des éléments du projet comme une action sur l’ensemble. Pour cela, il a été décidé de ne pas séparer les bâtiments entre architectes comme cela se fait souvent ; mais plutôt d’entamer un véritable travail collaboratif d’Ateliers, de discussions et d’échanges, pour arriver à une proposition commune partagée.
Ainsi, cette réflexion et ce travail global nous ont amené à considérer les bâtiments de l’îlot B2 comme les membres d’une seule famille. Ils partagent un socle commun, l’espace qui les lie et quelques valeurs (architecturales, environnementales, constructives).
Ils sont tous différents, façonnés à leur manière selon les programmes qu’ils abritent, les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres et la réaction qu’ils opposent au contexte. Ils ont tous un rôle urbain à jouer dans le quartier de Confluence II.
BCD logements
Life, nouveau quartier résidentiel
Brescia, Italie
2010-2013

Prix International « Grand Prix » Casalgrande Padana, premier prix dans la catégorie « Façades » (2016)

programme : requalification de la zone «ex comparto Draco», ancienne zone industrielle de Brescia
surface totale : 41 000 m2
surface de projet : 26 692 m2
surface construite : 12 000 m2

bâtiment 8: 3 206 m2 (38 appartements – 1 336 m2 parkings)
bâtiment 9: 10 243 m2 (116 appartements – 4 432 m2 parkings)
bâtiment 10: 6 178 m2 (71 appartements – 2 781 m2 parkings)
bâtiment 12: 1 537 m2 (16 appartements – 775 m2 parkings)
bâtiment 13: 4 546 m2 (51 appartements – 1 546 m2 parkings)
nombre total de logements : 292

maître d’ouvrage : Regolo srl, Draco srl
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Ai Engineering srl
BET fluides et environnement : Ai Engineering srl
enterprise : Costruzioni Sandrini srl

photos : ©E.Caviola, ©L.Boegly
livre : « Life. Vivre entre intimité et collectivité »
Les bâtiments construisent et dessinent les contours du site en relation directe au contexte et délimitent l’espace paysager. Le parc urbain est organisé selon trois zones thématiques, un parc arboré, un parc d’attractions et le parc aquatique. Les trois zones sont caractérisées par des essences et un traitement paysager, comprenant différents types de pelouse, d’arbres et d’essences parfumées. Les places de stationnement sont délimitées au maximum pour souligner la continuité du parc public et de l’espace piétonnier.
BCD14 tertiaire
Bâtiment 14
Brescia, Italie
2010-2013

programme : Requalification de la zone «ex comparto Draco», ancienne zone industrielle de Brescia

maître d’ouvrage : Regolo srl, Draco srl
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures, fluides et environnement : Ai Engineering srl
entreprise : Costruzioni Sandrini srl

photos : ©L.Boegly

Le bâtiment 14 a été créé pour accueillir des bureaux. Il a été pensé comme un bâtiment à l’échelle du projet dont la dialectique est en contact direct avec l’îlot de logements et oriente son regard à l’horizon de l’ancienne zone industrielle de Brescia. Cependant, le bâtiment 14 conserve sa propre identité, dans le rapport à la ville et au parc, et en dialogue avec la matière.
La tentation – trop facile – amenant à la régulière “défaite” du contemporain est de procéder par épisodes, fragments, objets – parfois nouveaux – dans une sorte de «mère libérant tout» qui a failli à sa mission et a fait de nous des esclaves. Des esclaves du désir d’en dire toujours plus – même lorsque l’on n’a rien à dire, hors des rôles de responsabilité, générosité, sincérité. Ce processus a créé l’archi-surfer… fils légitime de la pseudostar ou du désir de devenir une étoile. Quel rapport peut avoir notre travail d’architectes avec la dimension de la scène et donc d’une star !
L’architecte, l’architecture doivent devenir responsabilité, imagination, réalité, rêve ; être capable d’entrer en dialogue avec les lieux et les gens.
Le petit bâtiment 14 – apparemment isolé – cherche, grâce à sa superposition verticale faite de volumes vides et pleins, à révéler des aperçus, des regards, des dispositifs relationnels (volume cantilever, double hauteur transparente, terrasses filantes…). Chacun de ses “mouvements” veut être le début d’un dialogue avec l’endroit, avec l’intérieur et l’extérieur : sa perception, sa mise en scène.
La matière devient maintenant lumière, couleur, transparence, réflexion ; elle fait changer le volume dans son rapport urbain afin qu’il devienne un fond “hopperien” du parc, où la stratification des récents «paysages» construits parle d’un réel entre la fin du siècle et un nouveau millénaire. Toujours sans aucune conscience des péchés et de la culpabilité.