CPSC enseignement
Nouvelle école primaire et collège à Prato

Prato, Italie
2020

programme : Construction de l’école primaire et du collège avec gymnase Pier Cironi
surface :
> collège « Pier Cironi » : 3 600 m2
> école primaire « N. Mandela » : 1 650 m2
> gymnase : 650 m2

maître d’ouvrage : Comune di Prato
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures et fluides : Sertec Engineering Consulting s.r.l

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
La restructuration du bâtiment existant, à la fois en termes de temps et d’usages, est guidée par la volonté de créer un sentiment d’appartenance au sein de la communauté scolaire. La localisation du nouvel ensemble scolaire est déterminée par le besoin de conserver l’ancien bâtiment en activité pendant la construction de l’ensemble neuf. Le nouvel ensemble est en fait situé dans la partie est du site, soit l’emprise du lot non utilisée par le bâti existant.
Ce choix, associé au fait d’imaginer le site divisé en deux espaces – l’un entièrement dédié au Parc, l’autre au bâti – permet la construction de l’ensemble scolaire en une seule phase.
Seules certaines activités collectives seront réalisées lors d’une seconde phase : le gymnase, le hall d’entrée du collège et le bâtiment accueillant la cantine et la bibliothèque de l’école primaire.

La localisation du nouvel ensemble scolaire crée naturellement un espace « filtre » entre l’Avenue de la République et l’école.
Ce filtre définit un ensemble protégé mais perméable et naturel et un lieu pédagogique, adapté à l’usage des élèves, des enseignants, des familles. Il anticipe la présence de l’école au coeur d’un vrai paysage naturel qui deviendra lui-même un outil d’éducation.
L’ensemble scolaire s’ouvre, il devient généreux et ce, non seulement avec les élèves et le personnel éducatif mais également avec les familles des enfants car il a vocation à être vécu à différents moments de la journée, en dehors des seuls horaires de cours.
Les bâtiments s’insèrent dans ce scénario, créant un horizon de formes et de volumes qui joue avec les vides des cours intérieures.

Les deux cours, aux volumétries différentes, sont partiellement entourées par les fonctions collectives de l’ensemble : la cantine, la bibliothèque de l’école primaire et le gymnase dont l’usage est à la fois pédagogique et public. Ces fonctions agissent presque comme des éléments autonome : intégrés devant les cours, ils ont vocation à entrelacer la dimension intime de l’école avec celle collective de la ville.

Dans ces espaces, l’on apprend à grandir en tant qu’individu mais aussi en tant qu’entité d’une communauté.
CPUI enseignement
Nouveau siège social École d’Ingénierie-Hub d’Innovation

Padova, Italie
2020

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia

Le nouveau centre universitaire devient une zone verte s’intégrant dans le nouvel ensemble de salons d’exposition.
Le rez-de-chaussée est la somme de deux éléments, la zone verte et celle pavée qui s’entrelient, coexistent et dessinent la façade du bâtiment.
Le vert, en partant des extrémités de la parcelle, enveloppe le bâtiment, y entre et monte jusqu’au toit, créant un espace public technologique vert, un nouvel espace de rencontre et de dialogue.
Restructuration de la Monnaie Italienne en Musée

Rome, Italie
2019-en cours

programme : Restructuration de la Monnaie Italienne en Musée, création d’un centre culturel multifonctionnel

SHOB : 11 300 m2 + 1 sous-sol
SHOB par usage prévu
librairie : 231,6 m²
cafétéria : 252,3 m²
restaurant : 195,0 m²
École des arts et métiers : 2023,6 m²
bibliothèque : 299,2 m²
Centre de service : 1449,0 m²
Ateliers artisanaux : 875,0 m²
Musée et espaces d’expositions temporaires :
4323,2 m²
Palais des congrès : 807,2 m²
chambres d’hôtes : 837,4 m²

maître d’ouvrage : Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato Italiano spa
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
co-concepteur architectural : Principioattivo Architecture Group S.R.L.
BET economie / sécurité dans la phase de conception : For Engineering Architecture
BET structure : Redesco Progetti Srl
BET fluides et environnement: Tekser srl
projet d’installation : dUCKS Scenò + Ott Art Srl
archéologue : Dott.ssa Anna Bondini
expert en gestion économique du patrimoine culturel : Dott.ssa Beatrice Ravelli
expert en Processus Participatif et Communication : Dott.ssa Chiara Mortaroli
expert en restauration : Arch. Alberto Torsello
expert en innovation technologique : Dott. Massimo Temporali
expert conservateur consultant : Dott.ssa Vera Canevazzi
identité visuelle : Tonidigrigio Srl
multimedia : Videoworks

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Le bâtiment de la Première Monnaie Italienne situé Via Principe Umberto à Rome est l’un des éléments clé pour le développement du quartier dont le coeur se trouve sur la Place Vittorio Emanuele et qui s’étend jusqu’au sud de la gare Termini.
Le premier objectif du projet est la restructuration et la rénovation du bâtiment existant, dont les caractéristiques originelles datant de la première moitié du XXème siècle devront être mises en valeur et ce, en cohérence avec la reconfiguration des espaces intérieurs qui accueilleront le nouveau programme demandé par l’appel à projets.

Le regard posé sur l’existant se base sur la volonté de trouver des éléments identitaires qui caractérisaient la volumétrie, symétrique et posée, du bâtiment et l’atmosphère « industrielle » des pièces, représentée par la présence de larges machines à frapper la monnaie et par les gaines visibles que le projet conservera et mettra en valeur.
Ainsi, il est prévu la démolition des éléments superfétatoires qui ont envahi les plafonds et dissimulé la structure cathédrale du bâtiment au fil des années. Cette destruction permettra la reconstruction du dernier étage du corps central et la création d’une avancée sur Via Principe Amedeo et ce, dans le respect des limites imposées par le PLU et des contraintes de la parcelle, classée site historique.
Le nouveau volume se caractérise par une architecture à la relation ordonnée et « délicate » avec celle existante.

D’un point de vue programmatique, le projet met en valeur la structure stéréométrique du bâtiment : sa base accueille le musée et les espaces ouverts au public comme la cafétéria, la boutique du musée et le centre de congrès. Au premier étage, se trouvent la bibliothèque et le centre de services. L’Ecole d’Arts (Scuola della Medaglia) se situe dans la cour centrale du bâtiment et donne sur Via Principe Umberto. Enfin, le volume central abrite des chambres d’hôtes et un restaurant.
La création d’un nouvel escalier permet d’optimiser les flux internes, séparant les fonctions de chaque pièce. Il s’intégre harmonieusement avec l’existant.

Ainsi, notre projet vise à intégrer le passé du bâtiment, à chercher et redécouvrir les caractéristiques originels de la Monnaie tout en gardant en tête l’avenir et sa capacité à revitaliser le lieu, grâce au nouveau programme et à ses espaces riches d’histoire et de valeurs.

TBE tertiaire
Sky One – Aéroport de Toulouse Blagnac – Zone Blagnac 1


Toulouse, France
2018-en cours

programme: Construction d’un ensemble de bureaux et activités (R+6) avec data center, co-working, restaurant, salle de sports, espaces de mobilité douce et roof-top sur le site de l’aéroport de Toulouse Blagnac (Zone Blagnac 1)
surface total : 11 402 m2
lot 1A : 6 020 m2
lot 1B : 5 382 m2

LOT 1A :
co-working : 5 000 m2
workcafé et restaurant : 705 m2
espaces mobilité douce : 315 m2
LOT 1B :
bureaux : 3 510 m2
salle de sports : 900 m2
data center : 972 m2

maître d’ouvrage : Toulouse Métropole
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
paysagiste : Woodstock Paysage
récupération et valorisation des énergies : Dalkia Smart Building
BET HQE : Ginger Burgeap – E-Nergy
BET Economie : Cyprium
programmation et commercialisation : CBRE
promoteur : EM2C
labels et certifications : HQE, E+C- (Bâtiment à Énergie Positive et Réduction Carbone) en visant un niveau E2C1

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Sky One, un bâtiment signal, élégant, sobre et verteux.

Comprendre la dynamique existante et le futur potentiel d’un site est une étape primordiale pour bâtir un projet de transformation. Aussi, nous avons étudié l’ensemble de la zone avant de considérer plus précisément les deux parcelles 1a et 1b proposées dans l’appel à projet Dessine-moi Toulouse, dont l’objectif principal est de créer des dispositifs urbains capables d’évoluer dans le temps et dans l’espace, moteurs d’innovation et de développement pour le contexte limitrophe.
L’objectif du projet est de concevoir deux volumétries avec une identité autonome mais en dialogue constant. Les deux volumes en R+6 se composent d’un socle actif avec une hauteur de 4,5 à 5 niveaux de plateaux de bureaux / espaces de co-working et un niveau de parking en sous-sol qui atteint le nombre de places de stationnement imposé par le PLUiH. Des terrasses végétalisées et animées en R+1 et en toiture complètent la composition des volumes bâtis.

Université d’Avignon, Restauration et création de la Villa Créative
Avignon, France
2018-en cours

programme : auditorium, living lab, coworking, formation continue, pôle formation et recherche audio visuelle, jardin numérique (4000 m²)
surface total : 7 540 m2

maître d’ouvrage : Rectorat Académie Aix-Marseille
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
projet bâtiment historique : Detry-Levy & Associés
paysagiste : Après la Pluie
BET structure, fluides et environnement : Quadriplus Groupe

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
La génèse du projet de la Villa Créative s’inscit dans une volonté de pérenniser durablement les “Ateliers de la Pensée” ayant germés lors du Festival d’Avignon. Abordants des sujets tels que l’éveil de la conscience, la conception du monde de demain au travers du prisme de l’art, ces moments de partage ouverts à tous cultivent un sens critique tourné vers le dialogue, la rencontre, l’émergence d’une identité créative propre à la ville d’Avignon. La Villa Créative créée des ponts, des liens, des interactions entre les disciplines tant artistiques que scientifiques. Lieu central de la pensée, du débat et des échanges intellectuels et scientifiques du Festival d’Avingon, la Villa Créative sort de son cadre estival pour cultiver cette singularité tout au long de l’année, et offrir à la ville d’Avignon un lieu où transcrire les axes identitaires de la culture et du numérique qui lui sont propres.
TMM musées
Musée de la Mer

Trieste, Italie
2019

programme : Concours restreint de maîtrise d’oeuvre (conception, exécution, sécurité) pour la construction du Musée de la Mer, quartier Porto Vecchio à Trieste
surface : 12 800 m2

maître d’ouvrage : Ville de Trieste
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
architecte local : GDA+ Arch.Giovanni Damiani
BET structures : BMS progetti SRL
BET fluides : FOR engineering architecture
responsable de la restauration du patrimoine artistique : Kermes snc
acoustique : Biobyte srl

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le site du projet nécessite d’être repensé de manière logique et ce, au travers d’un équilibre entre les nouveaux usages requis et la préservation d’une identité architectonique précise.
L’entrepôt 26, le plus grand et majestueux, se situe dans une position stratégique, juste au centre du site. Il agit tel un hub parmi le très visité et évocateur Château Miramare : la localisation parfaite pour le nouveau Musée de la Mer de Trieste dont l’objectif est de devenir le coeur de la renaissance du quartier Porto Vecchio et la pierre angulaire d’un futur ambitieux pour la ville toute entière.
Notre proposition vise à accentuer le rythme des espaces, à la fois longitudinaux et transversaux, par une recherche continue, entre espace intérieur et extérieur, entre moments de perception et de cognition.
La clef du projet se trouve dans l’élévation de la mezzanine qui marque la « base » à laquelle le bâtiment est ancré, créant une place qui enveloppe les quatre côtés du bâti de manière double : côté mer, cela devient un lieu de rencontres et de dialogue, de pauses et d’horizons ; côté ville, cela crée une nouvelle entrée, un nouveau front qui communique avec le bâtiment, laisse l’espace adéquat pour profiter de la vue et, grâce à une volée de marches, accueille le visiteur dans le musée.
Côté Mer Adriatique, une succession de places est créée, où peuvent avoir lieu des événements saisonniers et temporaires. Ces places deviennent également des observatoires et des espaces offrant la possibilité d’expérimenter joyeusement l’ensemble construit.
Un boulevard où les moments du quotidien urbain sont mélangés à l’art contemporain, dans une relation vertueuse faite d’anciennes et éternelles manières de vivre la ville, comme se promener, rencontrer les autres, étendre son regard et faire de nouvelles expériences.
Un pentagramme qui raconte différentes histoire et parle d’art, de jeux, de rencontres et de regards.

HTM tertiaire
Human Technopole
Milan, Italie
2019

programme : Concours pour la réalisation du nouveau siège social de Human Technopole et aménagement des espaces extérieurs
SHOB : 35 000 m2
SHON :
hall, salles de réunions et espaces de convivialité : 1 340 m2
laboratoires : 16 584 m2
bureaux : 4 248 m2
espaces de vie (RIE, cafétéria, espaces dédiés aux start-up, parking) : 2 430 m2
autres activités : 1 000 m2

maître d’ouvrage : Human Technopole
Atelier(s) Alfonso Femia avec Principioattivo
architecture de paysage : Michelangelo Pugliese
BET structures : Milan Ingegneria
BET fluides : BMS Ingegneria
SSI/BET HQE : United Consulting
BET Economie : FOR Engineering Architecture
environnement : Transsolar
cuisine collective : Studio Montanari & Partners
labels et certifications : NZEB, LEED Platinum, WELL Gold

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
« Imaginer un bâtiment, un site de recherche d’excellence et de pluridisciplinarité, dont la mission est d’améliorer la santé et le bien-être des hommes, implique d’utiliser l’être humain comme une référence réelle.
Ainsi, il est nécessaire de créer un lieu qui peut appartenir à chacun, un lieu à regarder. Un lieu qui nous rassure et nous reflète. Un lieu qui nous rappelle le mouvement continu de la recherche, la passion, la responsabilité, la vision de ceux qui sont engagés pour le futur de chaque génération.
Nous imaginons un bâtiment simple qui abrite la complexité des technologies développées. Nous imaginons un bâtiment qui raconte la croissance continue du savoir des hommes et l’attention constante de l’être humain pour les soins.
Un bâtiment qui n’est pas son propre monument mais bien une addition de connaissances, presque infinies, comme si elles pouvaient continuer à se développer dans tous les sens, comme les trois vecteurs spatiaux.
Stratifier signifie additionner, et les différents mondes se stratifient et s’additionnent : de la nature à la minéralité, de la science à l’humain, de la technologie au quotidien, de la collectivité à l’individualité.
Un bâtiment qui est la somme d’édifices apparemment similaires dialoguant ensemble à travers le langage simple de la lumière et de sa capacité à créer énergie, confort et perception. » AF
Construction d’un nouvel Hôtel de Ville à Mougins
Mougins, France
2018

programme : Construction d’un nouvel Hôtel de Ville à Mougins (hall d’accueil, salle municipale, bureaux, police municipale, cafétéria, salle de sport)
superficie totale: 9 447 m2

maître d’ouvrage : Comune di Mougins
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Demogo
Paysagiste : Base land
BET HQE : Oasiis
BET structures : Artelia
BET fluides : Artelia
BET electricité : Artelia
BET VRD : Artelia
BET acoustique : Peutz
economiste : R2M

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
Le programme du projet et le site, en pente, nous ont suggéré de penser le bâtiment comme succession de bâtiments, comme une séquence stratifiée de volumes – chacun ayant un rôle urbain, fonctionnel et paysager – chacun en dialogue direct avec une partie du site et son ensemble.
Le paysage est un acte fondateur du système et passe le témoin de ses différentes natures : place, jardin, promenade, patio, terrasses.
Les bâtiments accompagnent le paysage avec une modalité toujours différente afin d’entrer en contact : porche, pergola, cour, toit-jardin…

Le projet crée un paysage dans le paysage mais également une perception visible continue, en lien avec le territoire. Les volumes sont ouverts et pensés comme des éléments en contact direct avec l’extérieur : le porche, la coupe vitrée de la salle du Conseil, la voûte ouverte des bureaux de la Mairie. Chacun vivra l’intérieur et l’extérieur de manière contemporaine, avec un accès direct à la lumière et à la matière.

AMG musées
Musée de Marengo

Spinetta Marengo (AL), Italie
2018

surface projet :
auditorium : 630 m2
ancienne auberge : 1100 m2
C.T. : 81 m2
ferme : 960 m2
musée Marengo : 1119 m2
pyramide d’entrée : 290 m2

maître d’ouvrage : Città di Alessandria
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia

RPV tertiaire
Immeuble de bureaux à Rome
Rome, Italie
2018

programme : Restructuration de l’immeuble de bureaux, situé Via Veneto 89, à Rome
surface totale : 20 776 m2
surface utile : 11 426 m2
bureaux : 6 385 m2

maîtrise d’ouvrage : Prelios SGR
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structure : Milan Ingegneria
BET fluides : Openprogetti Ingegneria
BET HQE ; Ieed-breeam : Energo Group

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le projet de restructuration de l’immeuble situé Via Veneto 89 à Rome s’insère dans un contexte historique de grande valeur et concerne un bâtiment iconique du début des années 1990. Ce dernier se caractérise par « son architecture extérieure, reflet de son style moderne en harmonie avec l’environnement alentour, imposant grandeur et sévérité des lignes et des volumes ». Le projet a l’intention de mettre en valeur l’oeuvre de l’architecte Broggi.

Au fil du temps, l’architecture de Broggi a du faire face à des changements, non seulement au niveau des façades extérieures mais aussi dans les espaces liés aux cours intérieures. En terme de volumétrie, toute la cour centrale est libérée des volumes présents au rez-de-chaussée, en mezzanine et au premier étage, faisant ré-apparaître les exèdres jusqu’alors cachées dans le volume du bâti.

La cour retrouve sa gloire passée et devient ainsi un élément essentiel pour la qualité intérieure des bureaux. La cour Est (la petite) est également libérée de ses deux ascenseurs, déplacés dans des espaces plus fonctionnels, offrant la possibilité de redéfinir le volume originel du bâtiment et, dans le cas présent, de garantir une meilleure qualité des espaces intérieurs de bureaux.

J1 L’Odyssée, La Cité Subaquatique
Marseille, France
2018
programme : Restructuration du bâtiment J1 à Marseille – Cité subaquatique dédiée à la Blue Economy avec espaces de recherche, de formation et d’expositions ; halle gourmande, hôtel, commerces, sports, bureaux, activités
surface totale : 46 611 m2
halle gourmande : 1 840 m2
sports & SPA : 1 970 m2
bureaux : 11 401 m2
formation : 3 830 m2
gestion / conciergerie : 1 040 m2
musée : 1 150 m2
hôtel : 6 060 m2
commerces : 2 050 m2
plan d’eau : 250 m2
cité subaquatique : 10 920 m2
restaurant / traiteur : 1 100 m2

maître d’ouvrage : Grand Port Maritime de Marseille
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Carta Associés, Jacques Rougerie Architectes Associés, Christiane Schmückle-Mollard
design : Ora Ito
conception lumière : Alfonso Femia/AF*DESIGN avec SNAIK – Yann Kersalé
ingénierie: BG Ingénieurs conseils – EDF
economie : R2M
promoteur : DCB International
entreprise : FAYAT Bâtiment
labels et certifications : label One Planet Living, label BBCA (Bâtiment Bas Carbone) Rénovation 2018

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama

Marseille se rapporte à sa mer, la Méditerranée, le long d’une route nord-sud où son port tourne à l’est et regarde vers l’ouest.
À l’ouest, l’horizon. Des multiples horizons qui se caractérisent pendant les heures du jour selon la trajectoire parabolique du soleil qui nous accompagne jusqu’à son coucher. Le port, avec ses profils caractéristiques des infrastructures portuaires, oriente ses structures emblématiques vers l’ouest, dont le J1 est l’un des derniers exemples extraordinaires.
Le projet est une recherche continue de dialogue avec la lumière qui se tourne vers l’horizon, qui pénètre entre la structure du J1 et le volume suspendu de l’espace subaquatique. L’horizon du J1 est celui de la mer qui se fond dans le ciel et le ciel qui se fond dans la mer. Le sentir, le découvrir, le vivre à différents niveaux, à travers différents mondes, de la ville au port et du port à la mer, ce sont les sentiments qui guident toutes les étapes de notre projet, toujours à la recherche de cette suspension entre l’eau et l’air ou entre ciel et mer, avec une relation toujours claire entre la valeur du patrimoine, de l’existant, du J1, de l’espace public, la darse, l’espace de découverte, et l’espace subaquatique.
Enfin, ce projet minimise l’emprise au sol. Le nouveau projet est en partie conçu comme un volume « sous-marin», avec des espaces plus intimes orientés vers la découverte et la contemplation. Puis un volume suspendu, avec une dimension collective toujours à la découverte de l’horizon, de la ville. Au milieu, l’espace vide, transparent et perméable est en continuité avec l’espace public de la ville. Espace éphémère pour vivre, traverser, écouter et contempler lors d’événements, de spectacles qui sont proposés par la Ville de Marseille, offrant plusieurs possibilités et perceptions nouvelles, sur la mer, sur la ville et aussi sur le J1 de Gaston Castel.
Cité scolaire à Palerme

Palermo, Italie
2017

programme : Concours pour la réalisation d’une crèche, d’une école primaire, d’un collège incluant un gymnase, une cafétéria, des espaces extérieurs et un parking à Palerme
surface totale :
> surface utile brute : 6 786 m2
> espaces ouverts : 13 287 m2

Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le site pour la nouvelle cité scolaire au sud de Palerme se situe entre une petite agglomération urbaine, une séquence linéaire d’infrastructures et une large trame rurale.
La parcelle du projet se trouve le long de la route menant à la côte. Le profil des champs alentour définit le caractère du lieu. Cette connexion forte au système agricole, l’absence d’une structure urbaine claire à laquelle se conformer et la relation privilégiée avec la mer suggèrent de configurer les espaces ouverts comme des éléments qui influencent les espaces de formation et donc l’architecture des bâtiments.
En résulte un ensemble de cours encadrant les parcelles agricoles, où l’horizon se perd vers la mer qui devient le thème de fond des nouveaux scénarios scolaires.

CTSF enseignement
Restructuration et réaménagement du collège « E. Fermi » à Turin

Turin, Italie
2017

programme : Restructuration et réaménagement du collège « E. Fermi » à Turin
surface totale : 4 475 sqm + 1 948 sqm espaces extérieurs

maître d’ouvrage : Fondazione Agnelli, Compagnia San Paolo en collaboration avec Fondazione per l’Architettura, Turin
projet d’architecture et de paysage : Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le projet pour le collège Enrico Fermi repose sur un ensemble de points fondamentaux décrits par les actions suivantes :
– garantir des services et des équipements permettant la mise en place d’une pédagogie efficace ;
– fournir des espaces ouverts équipés à la performance permanente, même extérieurs, où organiser des activités pédagogiques ;
– assurer un ensemble architectural homogène, soit plus qu’une simple addition d’éléments spatiaux, à tous les éléves et pour toutes les activités ;
– offrir un bâtiment à l’organisation affirmée, s’agissant du bâti mais aussi des espaces extérieurs.

Centre multifonctionnel à Antibes

Antibes, France
2017

programme : construction de 179 logements, commerces, cinéma 8 salles, parking, places publiques, aménagement
surface totale : 10 000 m2
surface utile : 12 400 m2 SDP
logements : 179 logements en 3 bâtiments
commerces : 4 200 m2
cinéma : 3 500 m2

maître d’ouvrage : ANTIPOLIS AVENIR
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
paysagiste : VOLGA
BET structures : SNC-LAVALIN
BET fluides : SNC-LAVALIN
BET environnement : FRANCK BOUTTÉ
géstionaire Cinema : CINEMOVIDA

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Paris Render
L’APPROCHE URBAINE. UN SYSTEME DES PLACES EN DIALOGUE.
Le projet veut construire une dimension urbaine de places publiques et privées qui construisent un unicum avec le contexte. La mise en séquence de nouvelles places, valorisant les pratiques présentes et futures de la vie publique et une approche partagée de la ville, garantit un équilibre et crée un rythme entre les pleins et les vides du nouveau complexe. Le projet se propose à la ville d’Antibes comme un élément vertueux et vital dans le tissu existant.

L’ARCHITECTURE, CREATION D’UN DISPOSITIF DE PERCEPTION, UN LIEU D’ART ET D’HABITAT ENTRE IDENTITÉ ET FUTUR
L’architecture du projet dialogue avec la lumière et l’ombre de la ville d’Antibes. Une ville du sud dans laquelle le paysage, l’horizon et le ciel sont partie intégrante de l’âme de ses habitants et la richesse reconnues par ses visiteurs.
Les trois volumes résidentiels dialoguent avec le contexte du centre historique d’Antibes en récupérant cette propre grammaire architecturale et en la faisant revivre dans les places de l’habitat contemporain.
Les volumes s’orientent et s’organisent autour des espaces ouverts des places urbaines et des cours privatives végétalisées.
La trame des façades répond au rythme classique des fronts urbains antibois.
Les loges généreuses vers sud, les terrasses habitées et végétalisées, les occultations solaires en bois constituent les éléments forts de cette nouvelle proposition architecturale de l’habitation.
Le commerce en RDC donne une dynamique aux fronts urbains des rues et des places existantes – la Place des Martyrs et la rue Lacan – en garantissant une transversalité des accès et une visibilité des espaces.
Le volume du cinéma se pose dans la composition urbaine et architecturale comme un élément d’identité et de dialogue avec le contexte.
L’accès au cinéma se dresse vers les deux nouvelles places du projet et dans l’axe de traversée de la rue Lacan, en joignant visuellement la façade du cinéma avec la Place des Martyrs.
Sa relation avec le contexte est aussi garanti par ses façades transparentes et réfléchissantes sur les trois fronts exposés vers la ville. Une présence discrète mais en même temps identitaire des nouvelles dynamiques de vie que le quartiee Marenda veut proposer.
La terrasse sur la toiture du cinéma devient un lieu urbain et d’événements.
La proposition d’événements et installations artistiques en toiture représente la volonté de faire vivre la ville regardant ses horizons, vers son territoire de l’arrière-pays et vers l’horizon de sa mer.

Fendi : Nouveau Pôle d’Excellence

Capannuccia, Bagno a Ripoli (FI), Italie
2017

surface total : 37 000 m2
surface utile : 26 707 m2
surface industriel : 11 300 m2
surface bureaux : 2 100 m2

maîtrise d’ouvrage : Fendi
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Metrogramma s.r.l.
paysagiste : Michelangelo Pugliese
BET structures : BMS Progetti s.r.l.
BET fluides : BMS Progetti s.r.l.
ingénierie environnementale : Franck Bouttè consultants
synthèse des aspects technologiques : FOR

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Diorama
L’objectif du projet est de mettre en scène des mouvements, les plaçant constamment au cœur du lieu, la place Fendi.

D’un point de vue paysager, le site doit être consolidé et ce, compte tenu de la nature du terrain entourant la zone de production actuelle. Consolider, acheminer et gérer l’eau, redéfinir la structure du paysage afin de retrouver une continuité et une identité en lien avec le paysage alentour : voici les caractéristiques fondatrices d’un projet divisé en trois actes :

– l’excavation / la nature qui se dessine elle-même et « se répand » de haut en bas, dessinant des espaces ouverts, des jardins et des clairières ;
– la ligne horizontale qui crée une relation unique avec la nature, tel un horizon qui apparaît et disparaît selon la topographie du site ;
– un bâtiment d’un étage à la hauteur continue qui s’adapte aux lignes du site et accueille les activités du pôle.

Le projet construit crée des séquences en termes de vision, de parcours et d’espaces. Chaque espace, du parking au lieu mulitfonctionnel, possède une relation unique avec la nature, avec le paysage.
Son empreinte met en valeur l’état actuel du site, ses caractéristiques et le besoin de sécuriser le lieu et son environnement. Ainsi, le niveau de base et la zone de “trafic” sont installés là où le parking et les flux automobiles peuvent “disparaître”, créant un monde suspendu entre les stratifications du terrain et les volumes poses, comme si le projet sortait de terre.

Le pôle de chargement et déchargement des marchandises est connecté à la nouvelle partie naturelle qui crée une relation directe avec la stratification de la colline. Une arcade toute hauteur sert de filtre, de support, d’espace entre intérieur et extérieur.
Des voiles d’aluminium perforé à géométrie variable sont modelés sur des profils en forme d’aile qui s’inclinent de poutre en poutre, créant ainsi un espace dilaté mais adapté à l’usage, à la relation avec la lumière naturelle et à la nature présente jusqu’au sol.

Un espace semi-ouvert, bordé par le quai de chargement et de déchargement des stocks, en continuité avec le site de production et de stockage des échantillons entourant la voûte, jusqu’au contrôle de la qualité… le tout entre le parking et la zone d’accès TIR, afin de réduire les trajectoires horizontales et verticales.

CPF vidéos
Capannuccia, Bagno a Ripoli (FI)
©Inside The Whale AF517
2017

Atelier(s) Alfonso Femia présente le projet – développé lors du concours organisé par Fendi – pour son nouveau pôle d’excellence à Florence qui met en avant les principes fondateurs des Atelier(s) : la responsabilité du rapport entre territoire, environnement, espaces de production et de travail. Lumière, matière et dimension humaine.

Le projet construit crée des séquences en termes de vision, de parcours et d’espaces. Chaque espace, du parking au lieu mulitfonctionnel, possède une relation unique avec la nature, avec le paysage, créant un monde suspendu entre les stratifications du terrain et les volumes y émergeant.

« Il existe des lieux qui dirigent notre regard, nous guident dans la recherche de lignes et de traces enfouies ou partiellement visibles. » AF

Un projet de Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Metrogramma, Michelangelo Pugliese, FOR Engineering Architecture, BMS Progetti srl, Franck Bouttè consultants.
BPB logements
Logements à Le Bouscat
Le Bouscat, Gironde, France
2016

programme : Réhabilitation d’une ancienne concession Peugeot en 103 logements (du T2 au T6) et 4 locaux
commerciaux
surface totale : 8 250 sqm
logements : 7 600 sqm
locaux commerciaux : 650 sqm

maître d’ouvrage : BDP Marignan Aquitaine
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET TCE : Quadriplus, Paris
BET Environnement : Terao, Paris
economiste : VPeas, Bordeaux

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Paris Render Studio

Le site de la concession Peugeot est un élément remarquable dans le tissu urbain d’échoppes traditionnelles du Bouscat. Sa superficie significative et la silhouette dessinée par les sheds sont les éléments forts de l’identité du site.
Le projet consiste en une requalification de ce patrimoine industriel en proposant une offre de logements diversifiés et qualitatifs.
La parcelle a la dimension d’un îlot. Elle est au coeur du dispositif urbain et entretient un rapport étroit avec le quartier.
L’intégration du projet dans son environnement se fait d’abord par la percée d’une rue intérieure qui dessert l’opération de logements tout en constituant un nouvel élément urbain pour le quartier.

MCC logements
16.14 Clot Bey

Marseille, France
2016

programme : Démolition de deux bâtiments et construction de 502 logements répartis en 9 bâtiments avec jardins privatifs et collectifs, une place publique et des parkings souterrains
surface total site : 160 329 m2
surface total : 35 556 m2 SDP

maître d’ouvrage : Ville de Marseille
Marseille Provence Métropole
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec TANGRAM Architectes
BET environnement : Etamine
promoteur : Coffim

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
Dans un site d’exception s’étirant le long des berges de l’Huveaune, où la nature occupe une place centrale, nous avons pensé notre projet comme un parc dans lequel viennent s’implanter les volumes bâtis.
Cette prise de parti est primordiale car elle place les verts partagés au centre du projet et nous donnes les clefs permettant de garantir l’intégration de notre projet dans son environnement.

La qualité d’usage et l’habitabilité sont également des thèmes que nous avons privilégiés orientant notre écriture architecturale.

Le site d’étude, constitué de deux terrains est situé le long de l’avenue Clot Bey à Marseille.
Le statut de cet ensemble résidentiel, dans le quartier emblématique du 8ème arrondissement abritant des références de qualité comme la Cité Radieuse, le Brasilia ou le Thalassa, nous a imposé de porter des choix forts affirmant l’identité et la cohérence d’ensemble de notre projet.

L’expression architecturale est pensée en continuité des volontés urbanistiques développées par le plan masse et les aménagements paysagers.

Les hauteurs sont uniformes, constantes, la matrice est unique, la nature joue ainsi son rôle de protagoniste, en gérant le rapport d’échelle entre le projet et le contexte.

Pas d’ostentation, pas de maniérisme, nous avons fait le choix d’une écriture sobre soutenue par des matériaux de qualité. Les façades sont en élément préfabriquées de bétons blanc rehaussés d’une matrice et les attiques en tuiles plates colorées.

Les matériaux permettront, tout en restant sur des teintes blanches et uniformes, de mettre en valeur les jeux de lumières, ombres et reflets.
L’objectif est d’exprimer une certaine « méditerranéité », qui passe par la luminosité des matériaux des façades et par le jeu d’ombres et lumières qui seront mis en valeur par la végétation, par les brises soleil et par la matrice de façade, qui donnera donc une réponse différente selon les orientations.
Hôpital Stella Maris

Pise, Italie
2015

surface lot : 28 730 m2
surface projet : 12 000 m2

maître d’ouvrage : Fondazione Stella Maris istituto di ricovero e cura a carattere scientifico (IRCCS)
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Studio enarco s.r.l.
BET fluides : Manens-tifs s.p.a.
durabilité environnementale : Energo Group
aménagement paysager: Studio associato vigetti merlo
géologie : Dott. Geol. Enrico Verrando

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le Jardin d’Eden, un lieu idéal pour la coexistence paisible de toutes les espèces, un lieu vrai et spirituel où les éléments primordiaux se rencontrent, un lieu qui inspire la paix et calme les conflits intérieurs.
Ce thème se développe dans le projet de l’hôpital Stella Maris, mais aussi dans son nouveau parc urbain créé en continuité des jardins privés de cet équipement de santé. Naît alors un volume doré – perméable et ouvert sur le parc urbain – dont les espaces intérieurs et extérieurs cherchent à développer un concept ludique en lien avec les enfants, les jeux, les activités de reconstruction (zoothérapie animale, orthothérapie, musicothérapie, art thérapie) et les espaces de loisirs dédiés aux familles.
La forme exacte du bâtiment, de par sa peau extérieure et le symbolisme auquel réfère ses espaces extérieurs, rappelle des éléments imaginaires, donnant au nouveau volume une identité évoquant le monde du jeu. Il s’agit en effet d’une structure pensée pour et par les enfants et adolescents. Un lieu où la végétation, la lumière et la musique envahissent les espaces intérieurs, créant un environnement unique.
Le jardin devient l’un des thèmes générateurs du projet, l’espace à travers lequel et autour duquel le bâtiment se développe. La forte perméabilité de l’enveloppe, grâce aux murs parsemés de larges ouvertures et à la sobriété architecturale des chambres, projette la végétation du parc dans toutes les salles de soins, permettant aux patients de se sentir littéralement « immergés » dans les jardins.
Certaines zones sont plus isolées et d’autres encore permettent d’organiser des activités collectives telles que des conférences et des représentations théâtrales ou musicales.
Autour des bâtiments principaux, se développent des zones dédiées à l’équithérapie, la zoothérapie mais aussi des potagers et des serres à usage collectif qui créent, avec les jardins thématiques, une ceinture verte articulée, libre d’utilisation par tous les patients.
Le thème du jardin s’applique aussi dans les étages supérieurs des bâtiments. En effet, les jardins thérapeutiques et les espaces de zoothérapie trouvent également leur fonction dans des zones à usage privé et collectif sur les terrasses protégées de chaque service.

MCP tertiaire
Restructuration Immeuble Colbert

Marseille, France
2015

programme : Restructuration lourde de l’immeuble Hotel de Poste COLBERT avec bureaux et R.I.E.
surface SDP: 14 500 m2

maître d’ouvrage : SCCV PI MARSEILLE COLBERT
représenté par : La Direction des Achats siège de Poste Immo
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec
BET structures : Langlois Etudes Ingenierie
BET fluides, vrd : : Garcia Ingenierie
BET acoustique : Peutz & Associés
ingénierie et conseil en restauration collective : Alma Consulting
economiste, OPC et désamiantage : R2M Economiste
sécurité incendie – accessibilité : Casso et Associés

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & CC79
maquette en bois : ©Stefano Rossi Modelli

L’Hôtel des Postes est un lieu particulier dans le tissu urbain historique du Marseille du XIXème siècle, une jonction entre l’avenue de la République (axe nord – sud) et le système radial des quartiers est-ouest. Les façades de l’édifice les plus visibles et présentes dans le tissu urbain marseillais sont la façade monumentale côté Place de l’Hôtel des Postes et la façade étroite du bâtiment côté Place Sadi-Carnot. Ces fronts urbains associés aux accès principaux du bâtiment engendrent la dimension unitaire et identitaire de l’édifice, et redéfinissent également les rôles et le poids de chacune des parties.
Bien que de nature homogène et compacte, l’édifice présente une composition complexe, faite de plusieurs entités architecturales. La présence de trois corps de bâtiments est soulignée par le rapport classique entre pleins et vides ; les volumes bâtis s’organisent autour de trois cours qui scandent les parcours dans le bâtiment. Bien que vivant dans un corps unique, ces espaces réagissent au nouveau programme et aux relations entre intérieur et extérieur de manière différente.
Les actions du projet naissent de la lecture et de l’analyse des potentialités du bâtiment existant, de la volonté d’en respecter la structure intrinsèque et d’en valoriser les équilibres et les rythmes, tant sur le plan spatial que formel. Le nouveau langage architectural et l’organisation spatiale proposée mêlent force et conscience ; et proviennent de la nature-même du bâtiment. La trame de l’existant est respectée, à la fois dans l’organisation et la rationalisation des espaces intérieurs. Les axes, les symétries, le langage architectural existant deviennent la base des nouvelles interventions. Les rapports visuels entre intérieur et extérieur se déclinent de manières différentes et spécifiques pour chacune des trois parties du bâtiment.
Les espaces donnant vers la cour de l’ancien Bureau de Poste sont principalement des salles de réunions ou des espaces de convivialité.
Ceux donnant vers la grande cour centrale ont un caractère transversal, ils ouvrent des perspectives vers la ville, l’espace public.
Le système mis en place autour de la petite cour est plus introverti et plus intime, assimilable à un mouvement périmetral intérieur.
Le respect du patrimoine existant et la nécessité de développer un programme spécifique nous amènent à développer une réponse efficace, radicale, harmonieuse et intégrée. L’enveloppe extérieure est conservée et valorisée. Les démolitions, ponctuelles et ciblées, concernent uniquement les ajouts et les volumes dépourvus d’intérêt historique à l’intérieur des cours.
L’EXPRESSION CONTEMPORAINE. LE PROJET COMME SEQUENCE INTERIEURE D’ESPACES
La perception inchangée de l’extérieur du volume dans sa monumentalité symbolique, la redécouverte de la séquence spatiale des trois cours et les espaces rénovés de l’édifice permettent de comprendre et d’expérimenter de nouvelles relations entre existant et neuf.

LCE logements
Lyon Confluence – Ilot B2
Lyon, France
2015

programme : 94 logements, 91 chambers étudiantes, commerces, bureaux, crèche, parking
surface terrain : 3 990 m2
surface de plancher : 12 056 m2
logements:
building 1 : 1 614 m2
building 2 : 1 862 m2
building 3 : 2 838 m2
building 4 (student+logements): 1 599 m2 + 2 109 m2
bureaux : 2 846 m2
commerces : 680 m2
crèche : 106 m2

maître d’ouvrage : SPL Lyon Confluence
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Siz-Ix Architectes
paysagistes : Atelier Anne Gardoni
BET structures et fluides : Artelia Bâtiment & Industrie
BET acoustique : Génie acoustique
BET hydrologie : Antea Group
BET environnement : Inddigo
promoteur : Eiffage
labels et certifications: HQE

images : © Atelier(s) Alfonso Femia & Asylum
Le parti architectural que nous proposons pour l’îlot B2 a été pensé en continuité des volontés urbanistiques développées par l’équipe d’aménagement de Lyon Confluence II.
Nous avons fait le choix de ne pas remettre en cause les axiomes de base du projet : géométrie et position des blocs, hauteurs, emplacement des différentes fonctions. Nécessaires à la bonne intégration de l’ilot B2 dans l’ensemble du nouveau quartier de Confluence, ces données sont pour nous la garantie de la cohérence avec le “Tout” formé par le projet urbain.
Nous avons simplement repris l’histoire là où l’écriture des urbanistes l’avait arrêtée. Nous avons continué à développer ce projet avec conscience, respect, plaisir et passion. Nous nous sommes attachés à construire, sur la somme des contraintes du Cahier des Charges, une stratégie de développement des différentes parties – vides et pleines – de l’ilot permettant d’insuffler de la vie et de la force à l’intérieur de celui-ci.
Nous avons cherché à comprendre les caractéristiques de chaque élément, leur nature, la teneur et le ton de leur dialogue avec le contexte. Nous avons tenté d’épuiser chaque possibilité et avons écrit un scénario original, ambitieux, sensible et cohérent.
Nous sommes repartis du fondement qui identifie et caractérise l’îlot B2 : un parallélépipède rectangle posé à l’intersection d’axes majeurs de la Confluence. Ceux de la darse et du cours Charlemagne, d’abord, cardo et decumanus imaginaires de cette partie de ville ; et celui du futur pont des Girondins ensuite, irrégularité dans la trame statique, poussée violente d’un Lyon par-delà le Rhône qui vient lui aussi s’ancrer dans cette portion de territoire.
Nous nous sommes également interrogés sur le rôle et l’importance de l’eau dans le projet ; omniprésente physiquement sous trois formes (fleuve, rivière et darse), son pouvoir onirique emplit l’atmosphère de Confluence, joue des architectures présentes par ses reflets ; et constitue finalement la première source et le premier miroir du projet.
Cet emplacement majeur, unique, nous obligeait à porter la plus grande attention aux limites, et à considérer chaque action sur l’un des éléments du projet comme une action sur l’ensemble. Pour cela, il a été décidé de ne pas séparer les bâtiments entre architectes comme cela se fait souvent ; mais plutôt d’entamer un véritable travail collaboratif d’Ateliers, de discussions et d’échanges, pour arriver à une proposition commune partagée.
Ainsi, cette réflexion et ce travail global nous ont amené à considérer les bâtiments de l’îlot B2 comme les membres d’une seule famille. Ils partagent un socle commun, l’espace qui les lie et quelques valeurs (architecturales, environnementales, constructives).
Ils sont tous différents, façonnés à leur manière selon les programmes qu’ils abritent, les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres et la réaction qu’ils opposent au contexte. Ils ont tous un rôle urbain à jouer dans le quartier de Confluence II.
Nouvelle cité de la Santé et de la Recherche

Sesto San Giovanni (MI), Italie
2014

programme : Construction de la Cité de la Santé et de la Recherche : 650 lits articulés en 5 espaces dans l’hôpital et répartis en 28 chambres simples ou doubles + 50 places pour l’hôtel de la santé
surface utile : 120 000 m2

maître d’ouvrage : Infrastrutture lombarde
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Carta Associés et Studio Marco Piva

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Scriptogram

Le projet de la nouvelle cité de la Santé et de la Recherche a été réalisé pour répondre aux nouvelles normes.
Le projet respecte l’objectif initial fixé pour l’intervention (dans le parc de la ville), la vie privée et la sécurité des utilisateurs.
La structure est composée de :
– 650 lits articulés en 5 espaces dans l’hôpital et répartis en 28 chambres simples ou doubles. Ces dernières sont aménagées pour recevoir 2 lits avec chacun un WC et un salon avec une fenêtre (baie vitrée).
– 50 places pour l’hôtel de la santé.
L’ensemble du programme est réparti sur quatre étages et deux niveaux souterrains. Afin de respecter la limite maximale imposée (vingt-six mètres de haut), les volumes du projet ne dépassent pas 20 m. Ainsi, notre intervention trouve un rapport solide et équilibré avec les bâtiments existants présents autour du projet.
Le projet répond à toutes les contraintes architecturales de viabilité et celles visant une intégration optimale dans le contexte. La structure entière est divisée en trois zones principales liées entre elles, à la fois en ce qui concerne l’accessibilité depuis l’extérieur mais aussi leur utilisation :
– Hôpital : il référence les domaines fonctionnels destinés au diagnostic médical. Les services de soins et de santé sont étroitement liés aux diverses activités ;
– La recherche : cet espace regroupe les domaines de la recherche mise en place pour les patients ;
– Services: ce lieu abrite les espaces logistiques, les bureaux de la Direction et les services administratifs et techniques.

Base de vie dans le désert rouge
Adrar, Algérie
2014

programme : Concevoir une ville pour 1 000 habitants dans le désert
surface totale : 250 000 m2
surface utile : 22 400 m2

maître d’ouvrage : Bonatti spa
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Francesco Nissardi
paysage : Alfonso Femia

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia
Le projet propose un « système hydraulique » capable de gérer, recueillir, canaliser l’eau pour différents usages, en vue de permettre une gestion dynamique et optimisée. La profondeur des bassins et des canaux de connexion sera dimensionnée pour favoriser des phénomènes d’évaporation lorsqu’utiles au contrôle du microclimat. Dans les parties où cela n’est pas nécessaire, le système sera conçu pour minimiser les gaspillages et limiter la manutention. En outre, dans les espaces où l’évaporation contribue, avec le rafraîchissement, au bien-être environnemental, les miroirs d’eau seront dimensionnés de façon à contrôler le phénomène et seront protégés par des treillis qui sont un thème du projet. Les canaux de connexion sont en partie visibles (fissures/joints) et en partie « fermés », et rafraîchissent pour de brèves périodes l’eau qui y circule.
MZM logements
Marseille Zac Cité de la Méditerranée îlot 2B
Marseille, France
2013

surface : 21 850 m2

maître d’ouvrage : EPA Euroméditerrannée
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec EMBT Benedetta Tagliabue, Carta & Associés,
Pietri Architectes
BET structures : Bétérem Ingenierie
BET fluides et environnement : Addenda Consultants

images: ©Atelier(s) Alfonso Femia & RSI Studio & Golem Images & Fred Peronne
Nous voyons la renaissance de Marseille.
Nous croyons en une acceptation de la controverse, en une acceptation des différences, en tant quíelles enrichissent plus qu’elles ne divisent.
Notre projet organise l’espace de façon stable, de façon à ce que les marseillais puissent y développer tour à tour une intimité protectrice et une sociabilité solidaire.
Notre projet se développe selon une stratégie qui recherche l’équilibre, la lumière.
Nous sommes partis à la recherche d’une densité juste ; celle permise par le site, le contexte – celle voulue par le programme.
Nous avons tenté d’introduire de la qualité de vie dans ce nouvel espace urbain : des espaces partagés, verts ; un rez-de-chaussée poreux ; de grandes terrasses tournées vers le ciel ; des vues vers la rade de Marseille et ses bâtiments emblématiques ; la diversité dans l’unité d’une même identité.
Une réponse responsable au lieu.
Quatre réponses unies en un seul projet.
Ateliers de grandes réparations ferroviaires
Turin, Italie
2009-2011

Projet récompensé par le prix “Architectures Révélées 2012” de l’ordre des architectes de Turin comme “Exemple significatif de la réutilisation d’un bâtiment industriel désaffecté”

programme : Transformation du bâtiment ad H des ateliers de grandes réparations ferroviaires de Turin en espace polyfonctionnel, à l’occasion des célébrations du 150ème anniversaire de l’Unité italienne
surface totale : 24 500 m2
exposition “Fare gli italiani” : 8 600 m2
exposition “Futuro Creatività Innovazione” : 4 500 m2
restaurant : 6 700 m2
service, espaces de rencontre : 1 850 m2
dehor : 1 500 m2
Jardin d’Hiver : 1 300 m2

maître d’ouvrage : Comitato Italia 150
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Studio Pession Associato
BET structures, fluides : AI engineering AI Studio
BET fluides et prévention incendie : Impro srl
entreprise : CCC Cooperativa, Edart spa

photos : ©E.Caviola
Les ateliers de grandes réparations ferroviaires constituent un complexe industriel de grande valeur historique et architecturale qui s’apprête à devenir un futur pôle d’attraction culturelle et touristique pour la ville de Turin, dans une zone qui connaît actuellement un important processus de transformation. L’installation proposée respecte le bâtiment existant, mais cherche également à mettre en valeur sa signification noble et architecturale avec la création de nouveaux points de vue à différentes hauteurs offrant de nouveaux panoramas : la nature décadente et post-industrielle du lieu devient ainsi la trame de fond pour la mise en espace des deux expositions. L’installation, légère, éphémère et amovible, s’apparente à un jeu de différents volumes posés à l’intérieur des bâtiments, sans les modifier, les effleurant seulement.
MCEM musées
Cité de l’économie et de la monnaie

Paris, France
2010

programme : Transformation de l’hôtel Gaillard, ancienne succursale de la Banque de France, classée Monument Historique, en musée : salles d’expositions permanentes et temporaires, un amphithéâtre de 120 places, une bibliothèque axée sur la pédagogie de l’économie, des ateliers pédagogiques et les locaux de logistique administrative et technique.
surface: 6 000 m2

maître d’ouvrage : Banque de France
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Studio Adeline Rispal (mandataire)
BET structures et fluides : SETEC
BET acoustique : AVSL
SSI : Vulcaneo
études de l’éclairage : Licht Kunst Licht
ingénierie et design du multimedia : Innovision Alain Dupuy
économiste : AEI

images: © Adeline Rispal & Antoine Buonomo

L’identité actuelle du lieu est double : un hôtel particulier et une agence de la Banque de France. Dans le musée-cité, elle devient triple.
L’enjeu du projet est donc de taille: il s’agit de proposer une lecture clarifiée d’un édifice composite et complexe pour diffuser, de manière simple et ludique, des savoirs complexes eux aussi.
Le projet architectural recherche donc la meilleure adéquation du programme au bâtiment dans une démarche itérative entre exigences fonctionnelles et qualités spatiales. L’organisation fonctionnelle donne également toute souplesse d’utilisation des espaces afin de rendre possible diverses configurations selon les heures, les périodes de l’année, les événements et les adaptations du musée e della moneta à ses publics dans le temps.

Collège, lycée et centre civique

Campodarsego (PD), Italie
2005

programme : nouvelle collège, lycée et centre civique
surface utile : 5 000 m2

maîtrise d’ouvrage : Comune di Campodarsego
Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia avec Rudy Ricciotti, Ori&Arienti
BET structures : Ms Ingegneria-Stefano Migliaro
BET fluides : Marco Taccini
prévention incendie : Studio Tecnico Zaccarelli

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia & Rudy Ricciotti
Le projet prévoit les interventions suivantes:
1. extension du collège par la construction d’un nouveau bâtiment de forme allongée
2. implantation d’un lycée technique professionnel de 5 classes dans le bloc sud existant
3. création d’un immeuble regroupant des espaces d’enseignement séparés pour le collège et le lycée ainsi qu’un bloc commun pour l’administration (bureaux du président, secrétariat et enseignants) et différents services (salle polyvalente, bibliothèque, cantine)
4. réhabilitation du bâtiment nord en centre civique comprenant la bibliothèque communale de 350 m2 et une cafétéria;
5. requalification des espaces verts, qui auront la fonction de liens entre les différents éléments du campus, le parking et les terrains de sports

Maison La Mola

Formentera (E)
2004

programme : résidence familiale individuelle sur 2 niveaux, piscine et aménagements extérieurs
surface intérieur : 450 m2
surface extérieur : 200 m2

maîtrise d’ouvrage : Cabassi
projet : Alfonso Femia / Atelier(s) Alfonso Femia

images : ©Atelier(s) Alfonso Femia
« L’île s’étend sur la mer comme un corps qui s’incline en modelant des formes et des criques entre le sable, la roche et la mer. Ce corps abandonne sa position couchée pour se lever, créant le Mola où l’horizontalité devient rapidement verticalité et où le la mer devient horizon et perspective, se confondant avec le ciel.
La Villa naît de ce promontoire et devient un chemin qui ouvre des télescopes visuels uniques vers l’île et sa mer, son ciel.
Se déploient alors des pièces ouvertes où extérieur et intérieur sont en contact permanent. Des pièces individuelles à la dimension intime s’intègrent au parcours collectif et libre du lieu tout en se poursuivant dans les descentes menant à l’eau qui, sans jamais la toucher, nous suggèrent un dernier plongeon vertical.
Nous restons ainsi suspendus entre rêve et réalité, entre paysage et temps, entre âme et sentiment. » AF